
Elle, une étendue d’herbes sauvages
un grand champ brut entre jachère et brûlot
une terre perméable labourée à rebours
une friche oubliée blottie sous le ciel
d’où un paysage englouti émerge
là, juste sous l’épiderme
palpite un souffle long
Une forêt sous peau folâtre
l’afflux de l’onde qui chante
chute la pupille loin ployée
dans un regard se noie
Creuser encore et atteindre
l’or et le feu
l’eau et la lumière
Il suffirait de bêcher un peu…
©Perle Vallens