
Au loin, d’âpres arpents dénudés se teintent d’ocre sous le brouillon de nuages brunis.
La vigne brûle du sang de novembre, dévorée de chancre et d’or. Les arabesques vitrifiées s’accrochent en veines courbes, en lignes brisées, saillies en fuite à l’assaut du ciel. Asséchées les baies flétries de sucre, gangrénées de pourriture grise crèvent de l’ardeur perdue, du dernier souffle de l’été.
©Perle Vallens