
Lige de la main absente, la cherchant dans la brume de l’esprit, dans le brouhaha des mots qui m’encerclent et me cernent de leur absurdité. Je n’écoute pas, je n’entends rien, je vois le geste, je sais les gemmes égarées, j’espère les jeux de jadis. Je marche dans mon couloir, des lignes de doute et d’ardence mêlés, des arpents inquiets en lieu clos, la cour de toutes mes attentes. Le cœur comme seul guide.
Je courrai si je pouvais accélérer le chant des floraisons. Je courrai si je pouvais me rapprocher de la bouche qui étanche. La patience n’est pas l’arme que l’on pense. A son tranchant j’adosse le gel glacé de mon espoir. A son éclat sombre, j’embrasse la lumière noire.
Il fait froid dans l’antichambre du désir.
©Perle Vallens
ah ben ça c’est drôle, je peaufine un prochain poème sur le même thème :), il sera très différent, mais dans le titre, y aura de l’écho ! 🙂 Heureusement, la poésie n’est pas perdue, elle.
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Dans l’air du temps ? 😉 Le voici avec illustration qui manquait, même si ce n’est pas tout à fait celle que je souhaitais..
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