
Jadis, je suis allée là, j’y ai soupiré. Je passe encore par là, parfois.
C’est un endroit clos et pourtant ouvert, noir et lumineux, chaud et froid. C’est un espace en forme d’oxymore pour que les incertains et les contrariés s’y sentent bien.
C’est un sentier pour sillonner dans ses chambres intérieures.
On peut y trembler, y grelotter, y barboter de tout son corps, y crier à l’aise, y supplier, y prendre l’âme qu’on avait oublié sur le chemin, y pendre ses mains et tous ses membres, y pleurer de bonheur et de chagrin.
J’y ai tremblé, grelotté, barboté. J’y ai crié, supplié, pleuré.
J’y ai regardé mon ombre en face.
J’y ai encore croisé ton ombre qui était aussi celle de mon âme.
©Perle Vallens
Bon jour,
A l’ombre de soi, on est encore debout … et l’autre aussi …
Max-Louis
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Debout, l’ombre peut être couchée. Et vice versa… Affaire de lumière et de regard.
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