
il te pousse des crocs à caresse verticale
des canines brèves à planter illico
dans ce reste de chair qui démange
au premier virage de ta raison
au premier aveuglement
ce néon de la rage
sourd aux palpitations aux embardées
du cœur
tes dents cent fois feront
le tour du propriétaire
dans les grandes largeurs de la peau
franchiront les marges de la gorge
la frayeur des cris des carotides
on pourrait se mordre longtemps
on pourrait sortir les couteaux
on pourrait tordre nos nuits à les étouffer
on pourrait aussi se tuer à petit feu
©Perle Vallens
Chaque jour, vos mots se perdent dans les fils de mon attrape-rêves. Merci de fournir ma dose de poésie quotidienne et de capturer ainsi mes cauchemars…
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Merci pour votre message qui fait chaud au cœur.
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