photo n&b·poésie

Escarbilles

rassir sa peau de bête
rompre le jeûne à mordiller
cet épiderme amorphe
qui refuse de se réveiller
se réfugie dans l’imperceptible
dans l’imperméable terminaison
avant la perte définitive des muscles
se définit comme déficiente
la traversée des nerfs se fait
sans contrepartie
sans contrefaçon émotionnelle
se fait inertie des viandes
à bras (recourbés) le corps
la contention triste des chairs

il faut secouer les marées
tressaillir la vague son retour
à vif pluie fine sur les hanches
tu touches au but et c’est brutal
on en met partout
on disperse tous nos vœux
on espace nos (bonnes) volontés
les escarbilles glissent
tout droit dans ton œil
du feu à saisir en guise
de rêve éveillé
©Perle Vallens

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