
nos soifs taries
entre nos fuites
et ce bruit blanc
au fond des yeux
nos gorges ouvertes
nos cris épars
pillées nos sources
les sangs séchés
entre nos cuisses
se pressent ou s’opposent
nos élans nos envols
rien ne fuse en-deça
des chaos qu’on enferme
ce qui nous brise
en limite des brasiers
apprises et apprenantes
nos désirs restés
intacts mais inertes
sous la peau battue
de vents contraires
Perle Vallens