
Femme de réconfort

Il n'y a pas d'âge pour rêver, vivre et écrire ses rêves…


Capteurs photosensibles opérationnels
ce qui s’imprime sur ta peau est toujours
un supplément de désir
ce flux transmis en continu méconnaît
la rigueur comptable des bases de données
mais réagit forcément aux filtres
qu’impose la vie
tu sociabilises et c’est déjà pas mal
l’effacement te parle de la lumière
et c’est toujours une façon de te parler
des autres
Perle Vallens
Ce ciné-poème intitulé ce qui illumine la route met à l’honneur le film de Ridley Scott Thelma & Louise ( pour des besoins évidents et comme pour un feu plus vaste, la chanson de Marianne Faithfull, the ballade of Lucy Jordan, a été passée en instrumental)
Voici la version vidéo, issue d’un montage d’images de JT en support du texte écrit d’après une consigne d’écriture proposée par Laura Vazquez et publiée la semaine dernière. Un peu dans l’esprit du Grand magasin.
Ce soir a lieu le nouvel épisode du podcast Mange tes mots sur une citation d’Aurélie Olivier, c’est en écoute à partir de 18h00. Je participe avec une grande fidélité, amitié et reconnaissance à ses deux créatrices, Galatée et Gingko. J’adore me laisser emmener par la voix de Galatée qui guide l’ensemble des épisodes, d’un texte à l’autre. J’y retrouve des voix aimées et d’autres à découvrir et toujours beaucoup de plaisir à l’écoute. Je vous en souhaite autant que j’en éprouverai.


J’ai eu l’occasion d’assister à leur dernière scène ouverte de poésie il y a peu au Lou Pascalou à Paris et c’était très agréable, accueillant, bienveillant, un peu comme une famille… Et là encore, Galatée en maîtresse de cérémonie.



j’entretiens des intelligences
avec l’ennemi héréditaire
la puissance étrangère a un rictus
étrange un acquiescement
d’un mouvement de tête
je déchausse en pleine course
d’obstacle
ce qui se rétame n’est pas le sourire
c’est la dent qu’on a contre la vie
ce qui manque à un moment
c’est le courage de respirer
Perle Vallens
Un peu plus long, ce ciné-poème n°27 sur un extrait du film de Stanley Kubrick, 2001 l’odyssée de l’espace, existenciel voire métaphysique. Je vous en souhaite un bon visionnage !

flancs familiers
à ma bouche famélique
d’un choc amical à l’aine
j’encaisse
oblongue la caresse
oblitère en fermeture m’obstrue
mon ventre est une permaculture
qui requiert son comptant d’eaux
Perle Vallens

Mesdames et Messieurs, bonsoir, voici les titres de l’actualité de ce jour comme d’un autre.
Le coup d’envoi a été donné hier en grandes pompes de ce que nous attendions tous : pas grand chose.
Ses amis le considéraient comme tel et pour ses ennemis c’était tout l’inverse.
Nous nous rendrons dans la plus petite île du monde qui caresse son espoir d’on ne sait quoi.
Nous reviendrons sur ce qui s’est passé hier mais que tout le monde a déjà oublié.
Nous parlerons du maintien dans leurs fonctions des personnels qui s’apparentent à personne.
A cela s’ajoutera ce que l’on pensait impossible : ceci. Il s’avère que c’était aussi inespéré qu’inattendu.
Nous nous assurerons que les populations sont bien là et qu’elles ressemblent bien à ça.
Un phénomène climatique sans précédent et imprévisible est survenu ailleurs.
L’annonce des résultats sportifs ne s’est pas fait attendre, aucune, qui couronne dix ans de néant.
Le gène de la digestion rapide a été isolé, on l’a identifié, il est ici-bas, quelque part.
Nous envisageons ce qui semble être le fait le plus important de l’année : rien.
A l’heure d’hier mais à la date du jour, nous assisterons au levé de rideau sur ce fait marquant et absolument quelconque qui rend tout le monde amnésique et que nous avons omis de nommer parce que nous ne rappelons plus ce dont il s’agissait.
C’est maintenant la fin de ce journal. Nous vous donnons rendez-vous jamais.
Perle Vallens
Le lancement du dernier numéro de la revue Dissonances aura lieu le vendredi 16 juin à 19h30 en présence de Jean-Marc Flapp, son directeur, et Kader Benamer qui a illustré ce numéro. Y seront données lectures de la part des auteurs et autrices des Silences qui composent la revue, et je lirai Rien (à dire).
L’événement aura lieu à l’Ours et la vieille grille, librairie & bar, 9 rue Larrey à Paris (tout près de la Grande Mosquée).

