
Elle s’arme et le bras s’abat
coup bref
coup sec net
le son mat
le geste sûr
sans coup férir
le poignet ferme ne s’affaisse pas
première entaille soulève
de l’armature la chair
exsangue si blanche
translucide
la lame glisse le long
se faufile dessous
affine définit la direction de l’acier
(l’affûtage est un autre geste)
nul obstacle ne vient interrompre
il faut de la force et de la délicatesse
la main assure la prise
dans le changement de destination
la matière brute sa métamorphose
Elle alors
sa proie végétale
tranche débite hache émince
assène
coup sur coup
son office essuie
coup final
le tranchant du couteau
Perle Vallens
Et ainsi là l’âme ne s’use pas
J’aimeJ’aime
Dès lors qu’on l’aiguise bien…
J’aimeAimé par 1 personne