
j’ai le corps frileux et effrayé
affolé d’un rien pourtant du vent
d’une vie ensauvagée de forêts épaisses
d’ogres et de loups
la peau frise à l’usage des monstres
se devine à nouveau vierge en transparence
le sexe inapprivoisé se désertifie
bave pourtant déblatère ses désirs
jamais déshydraté
jamais regardant (il connaît la musique)
joue toujours sa partition
gèle sa nostalgie pincée entre
le pouce et l’index
le temps et la chair se tiraillent tour à tour
entre silence et cris pousse l’âge carnivore
par impulsions et pores retournés
Perle Vallens








