atelier Tiers Livre·photo n&b·poésie·prose

Et global et local*

ni surfaces asphyxiées ni sols lessivés
ni appauvrissement ni essoufflement
ni pesticides ni compactage
ni carottes calibrées ni délestage de fioul
ni quad ni épandage sauvage
ni fraises hors sol ni culture intensive
ni résidus déviants ni empoisonnement
ni forêts défrichées ni arrachage de haies
ni artificialisation d’espaces ni disparition d’espèces
ni refuges piétinés ni mégots jetés
ni arbres fallacieusement abattus d’un coup de hache dans la tête ni traces de métaux lourds jusque dans les feuillages
ni abeilles mortes en pleine floraison ni affirmations complaisantes de l’industrie chimique
ni parcelles électrifiées ni plastique échoués
ni zones urbanisées ni eutrophisation
ni viabilisé ni constructible
ni parking ni zac plutôt zad plutôt résistance passive plutôt sensibiliser plutôt l’humeur combative mais joyeuse

car ici calcaire gréseux, boisé, alluvions, limons perméables sur nappe aquifère abritant végétation silicicole, populations d’amphibiens, insectes, rongeurs, rapaces
car biotope vivace à valeur de corridor écologique, voie de passage des bêtes, de transition des migrateurs

*titre sous influence du cours d’écopoétique du jour, Sense of Place and Sense of Planet de Ursula Heise

photo n&b·poésie·prose

En forêt

Le vent bat en brèche, ronge l’os et le sèche à la lumière lucide d’un soleil rétracté. Cerclé tracé des regards, une écoute animale, le flair orienté au nord, j’interroge l’horizon sur ma place véritable. Je ne parade pas, je me faire discrète dans le cortège végétal. Je me fais légère & statufiée dans les frondaisons, imperceptible pas, à l’arrêt.

J’existe quelque part, plus fort dans les forêts. Je soupire les futaies et les communautés de pins. Je me reconstitue dans les fougères hautes. Je m’aligne mieux les pieds dans la boue et les feuillages. Je respire.

Perle Vallens

Actualité·lecture·poésie·Revue littéraire & fanzine

Lancement et lecture de Dissonances au Salon de la revue

Le nouveau numéro de la revue Dissonances sur le thème « après l »orage » est paru. Y est publié un poème, avant la lueur, et c’est une grade joie de figurer à nouveau dans cette revue littéraire que j’aime beaucoup.
Outre cette création poétique, une recension sur peggy m. paru en mai dernier aux éditions la place fait également partie de ce numéro d’automne-hiver de Dissonnances, merci mille fois à l’équipe éditoriale !


Son lancement aura lieu le samedi 12 octobre de 18h00 à 19h30 au Salon de la revue (Halles des Blancs Manteaux Paris 4ème), salle Maryse Condé. Plusieurs auteurs seront présents et j’aurai le plaisir de lire avant la lueur. Si vous êtes à Paris à cette date, vous êtes les bienvenus !
Et pour acquérir un exemplaire de la revue Dissonances, ce sera bien sûr possible sur le salon, en librairie ou encore sur le site de la revue.

Pour le programme du salon, c’est par là.

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Lecture de Radical(e) à l’EXC & version open art à disposition

C’était samedi dernier, lecture par des autrices de textes, poèmes parus dans la revue Radical(e) à la librairie EXC à Paris. J’ai lu 3 poèmes de Radicalesse, le nouveau numéro dont c’était le lancement le 21 septembre, le premier poème en vidéo ci-dessous.

Radical(e) est disponible chez EXC, à l’Ours et la vieille grille, Violette & co à Paris, ou chez Pupilles Vagabondes, comme indiqué ci-dessus en vis à vis de la photo.


Mais Radical(e) c’est aussi une version open art, revisitée, sur mesure, faite main sur la base de la version imprimée, dessinée-cousue-peinte-encrée-brûlée-poinçonnée… à la façon des livres pauvres.
Si vous êtes intéressé, elle pourra être remise en main propre dans la région ou à Paris, au salon de la revue par exemple.
La version open art est en vente à 10 euros, hors frais de port.

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Exposition Les Insignifiantes & lecture à la librairie Orange bleue

Les Insignifiantes est un essai poétique, textuel et photographique, qui trouve son origine dans une ancienne série photographique éponyme. C’est également l’objet du projet de master de création littéraire / écopoétique que je suis cette année à l’université d’Aix-Marseille et il fera également l’objet d’une résidence artistique, dont je reparlerai.

J’ai la joie d’exposer Les Insignifiantes du 30 septembre au 31 décembre à la librairie Orange bleue à Orange (Vaucluse), librairie amie chez qui j’ai eu l’occasion de donner lectures de ceux qui m’aiment (éditions Tarmac) et peggy m. (éditions la place).

A l’occasion de l’exposition, j’aurai également le plaisir de lire quelques extraits de l’essai en cours le 25 octobre 2024 à 19h00. Si vous êtes dans le coin, je serai ravie de vous y rencontrer et d’échanger autour de ce projet.


Actualité·essai·photographie·poésie

Master de création littéraire / écopoétique d’Aix-Marseille

Parenthèse qui rejoint bien évidemment mon activité littéraire, j’intègre le Master de création littéraire / écopoétique de l’uiversité d’Aix-Marseille qui commence officiellement demain, avec un projet d’essai poétique qui mêle texte et photographies. Ce projet, j’y travaille depuis plus d’un an puisque j’ai manqué l’inscription l’an passé (tout s’effectue depuis janvier 2023 sur une plateforme de type parcoursup : Monmaster).
Il s’appuie sur une série photographique déjà ancienne intitulée Les Insignifiantes qui devrait donner lieu à expositions dans le Vaucluse (et peut-être ailleurs).
Il est possible que je poste moins et que je sois moins présente sur les réseaux, selon la charge de travail qu’induira cette reprise d’études.a

atelier Laura Vazquez·photo n&b·poésie·prose

La foule et le nord

La foule se masse toujours dans la même direction, elle préfère se masser que s’espacer

La foule est parfois si compacte qu’elle ne laisse pas passer la lumière

La foule se fixe des rendez-vous et personne ne manque à l’appel

Aux avant-postes de la foule il y a une mini foule

On ne choisit pas la foule, c’est elle qui nous choisit

Le règne de la foule est dans la grande foulée, tous d’un même pas

La foule a des gestes désordonnés

La foule défile sans bruit (mais tout le monde sait que c’est faux)

Sans boussole la foule perd toujours le nord
mais y trouve une certaine gloire

Le nord oriente le mieux ce paysage froid qui fait défaut

Le nord est une voix lointaine que la foule écoute pour s’orienter

Emporté par la foule qui s’élance, le nord s’apparente à une danse

Le nord est une clé
Le nord est un souvenir
Le nord est une illusion

Sur la carte, le nord désigne l’inatteignable qui est souvent l’inattendu

Ce que la foule n’atteint pas, elle le rêve
Car la foule dort d’un même, d’un seul oeil
De l’autre, elle regarde le nord

Dans l’œil de la foule le nord est déficitaire

L’ennui est la distance qui sépare l’attente du nord de celle du futur
L’ennui est le principal agent d’érosion de la foule qui attend quelque chose du nord sans savoir quoi précisément

Le nord est l’obsession, vous ne le saviez pas ?

Perle Vallens