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rudbeckias

Je n’en finis pas de savoir, et pourquoi cette densité là m’éreinte, pourquoi s’apparente t elle à une perte ? Et pourquoi la mélancolie comme retour de bâton de la joie ? Celle là même qui je garde intacte, au chaud pour plus tard, ne pas la dilapider, la cacher, pourquoi ?
La pluie qui ne vient pas, qui ne vient rien gâcher, qui ne fera aucun dégât sur la tranquillité apparente, reste suspendue au bon vouloir du ciel, et se perd en nuages hauts, en conférence gesticulée sur l’art d’ombrer les fleurs, cette insuffisance solaire pour une fois bienvenue et cette solidité du cœur en écho avec celui des rudbeckias.
Passage à gué des guérisons lentes, montée des eaux d’un hier à hauteur de Seine, je me dis pas loin du fleuve, au moment où je coule un peu plus dans le jaune des pétales.

Perle Vallens, 14 août

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ciel de neige

Des chaleurs et des chaleurs se croisent et finissent par se multiplier jusqu’au ciel opaque de ce matin de nuit trop courte, d’histoire trop brève, de minutes ajoutées a d’anciennes minutes qu’on ne parvient pas à faire tenir debout. Ce blanc un peu sale oblitère (tu penses oubli-taire) les pensées. S’invite un vide salutaire, un démembrement durable quelques secondes et ca suffira pour cette première heure du matin. Cette lumière de neige qui se dit caniculaire. Je prends mes fakes sous le bras. Tout à l’heure sous les draps. Je les lave dans le fond d’une tasse de mauvais café. Une tasse sans aucune profondeur. Un défaut de fabrication de mes rêves sans doute.
Préférer la langueur et le silence du matin pour remettre les esprits en place, les sourires des fantômes s’ajustent parfaitement au vide du moment.

Perle Vallens, 13 août 8h00

photo-poème·poésie

velours vert

à la lumière de l’absence une seule vision
irréelle
visage en surimpression sur mes souvenirs
décalqué sur le velours d’un fauteuil vert
l’assise est apnée
la respiration vient de l’image
de l’apparition à venir
quel facteur d’ajustement de la rétine
ou de la mémoire franche
tranchée la découpe du corps
dans l’embrasure du regard la stature haute
en surplomb le sourire une vapeur
descendue sur mes épaules
une chaleur s’ajoute aux chaleurs
je joue toutes les variations
de l’humidité

Perle Vallens

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3 photo-poèmes aux Rencontres estivales de la Velouse

Comme l’an passé, je participe avec plaisir aux Rencontres estivales de la Velouse, qui expose 3 photo-poèmes du 15 août au 15 septembre 2024, aux côtés d’autres artistes. Seront également à écouter dans la plus petite maison de poésie, des poèmes sonores. Bon festival à ceux qui seront du côté de Charly dans le Cher !

photo n&b·poésie

j’histrionne

j’histrionne
chaque séisme pourrait être une danse
chaque blessure une caresse
dans le périmètre restreint de mes amours
je dresse chaque membre de mon corps à l’attaque
c’est un système fiable d’autodéfense
quand bien même encore trop faible
une définition de la violence donnerait plus de place à celle de la tendresse mais tout se floute
tout défile à une vitesse folle entre la mélancolie et le désir et la frontière entre les deux disparaît
j’en viendrais à confondre les deux axes de ma polarité
totale confusion de la peau qui se laisse frôler
yeux agonisant de doute devant autres visages
j’horizontale jusqu’à l’immobilité
transie dans mes braises et bouche en exil
Perle Vallens

(poème-minute – ouigo – 8/8/2024)

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Les nuits m’allongent

les nuits m’allongent 
depuis un temps moins sage qu’il n’y paraît
jambes sans drap leurs dérapages
dans les chaleurs

j’allonge mes nuits exprès sans trouver le sommeil
chambres nues d’une nudité électrique
l’étreinte atteint son point culminant
l’arc de l’orage me traverse sans m’éteindre

Allongée dans mes nuits d’insomnies
la pluie tire du rêve son principal atout
mouillée dans l’éveil d’un ventre
qui engloutit jusqu’à la nuit-même

sache quand les nuits s’allongent
qu’une vivacité me fait me sentir vivante
quand elles raccourcissent reste l’été
au fond des veines son avant-goût d’automne

Perle Vallens

Actualité·photo n&b·poésie·Revue littéraire & fanzine

Poèmes et photographies dans Radical(e)

Le tract poétique Radical(e) est paru peu avant le marché de la poésie, il a été l’occasion de versions open art par plusieurs poétesses sur plusieurs numéros. Dans ce dernier numéro baptisé (Radical)esse (si vous suivez un peu cette revue, le principe du titre est la modification sur suffixe construit sur la base radical-), il y a plusieurs photos et photographies.

On peut acheter la version « nue » ou la version « open art », directement auprès des autrices. Je n’ai pu malheureusement récupérer les versions à augmenter par mes soins, ce sera en août ou en septembre (une lecture est prévue fin septembre à la librairie parisienne EXC, on l’espère). Vous pouvez vous procurer la version « nue » pour la modique somme de 7,58 (frais de port inclus), sur le site

Et voici quelques exemples « augmentés » par mes soins au marché de la poésie sur le stand de Radical(e).

Et tentative de braille (éphémère)

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2 poèmes dans la revue Teste

De retour de deux jours de marché de la poésie, lancement de la revue d’écopoésie foehn, beaucoup de rencontres, retrouvailles, quelques expos, des visites d’appartement pour future étudiante parisienne. Tout est passé très vite, comme souvent.

Actualité dense me concernant cet été en revues notamment, et dans Teste, qui avait déjà accueilli des textes, deux poèmes dans le numéro 52 qui paraît cette fin de semaine. Le lancement de la revue est prévue à Toulon ce dimanche à 11h00, si vous êtes dans le coin…