poésie·prose

fin de saison

Frotte l’air, aigrette comme élytre, froissée sa force de fin de saison, pétales grippés, secs, écrasés de vent, une craie bercée ou un fusain, un bruissement de fanaison.

Perle Vallens

Illustration :John Singer Sargent, Dans les oliviers à Capri, détail (exposition actuellement au musée d’Orsay)

photo n&b·poésie

temps pluvieux à orageux

des rives d’une pluie intacte non encore coulée
mimer le bruit des vagues et celui d’avant l’orage
sons lourds passent lentement de l’air
à la menace
le souffle danse sa valse au fond du ventre
nourrir le vide en attendant le battage
du tonnerre le cœur
tambourine par avance
la rage est un mot impossible à prononcer
la bouche ouverte chercher un autre langage
dans l’espace entre le silence et l’oubli
elle s’essaie à l’absence
le doigt sur la gâchette de l’infiniment
pour se donner une contenance
l’eau roule sa sueur
jusque dans ses mains
elle se laissera chavirer par la pluie

Perle Vallens

collaboration artistique·poésie·prose·vidéo·vidéo-poème·You Tube

Dans l’agonie des derniers jours (dit-elle)

Ce nouveau vidéo-poème est né d’une rencontre à Arles avec la photographe Florence Moniquet et en particulier une de ses photograhies qui m’a propulsée dans l’univers durassien.
Avec mon amour pour Marguerite Duras, voici un montage en hommage à l’autrice, son amour pour la mer, personnage récurrent de son oeuvre textuelle et cinématographique.
Avec aussi en écho une pièce écrite dans le cadre de sa thèse de recherche-création par Camille Protar, doctorante à l’université d’Avignon.

Le vidéo-poème associe une de mes captations vidéos en mer Méditerrannée (et une photo de la lune au début), un texte écrit et mis en voix, des extraits audio (cut up son) de Marguerite Duras et une photographie de Florence Moniquet.
Bon visionnage !

100 jours·photo n&b·poésie·vidéo·vidéo-poème·You Tube

Voix synthétique

le corps en transit au fond d’une voix
blanche mate
aphonie d’une cellulose sans acide
ventre enfermé dans voix fantôme
qui m’enfile comme un gant
la voix est une surface sans vide
elle ne m’endommagera pas
elle me mangera me gobera
tout rond

Perle Vallens

Micro vidéo sur un court texte (et autoportrait/génération d’ondes sonores) dit par une voix synthétique et non la mienne. Partagé sur instagram pour les 100 jours d’écriture (jour 95)

100 jours·photo n&b·poésie

Entêtement à vivre

parcourir la distance de là le verger
à reculons les branches tordues sèches
cassées qu’on devra égaliser
à la cerne de l’arbre reconnaître défi
cience la morsure
pas la sienne l’appauvrissement
de mes vieillards secs
en étancher la soif
repousser l’échéance d’un prochain coup
de soleil
hydrater par l’eau de pluie
acide quand bien même creuse l’écor
ce fragilisée
un serment prononcé m’engage
d’une promesse faite sur le vert
sur le vif les mots à ren
flouer je sais la repousse lente
l’entêtement à vivre
jusqu’à la feuille tendre

Perle Vallens

#100 jours d’écriture, jour 92



écoute audio·poésie·prose·soundcloud

Possession sur soundcloud

Possession est un texte écrit et mis en voix/son intialement pour Mange tes mots sur la thématique « monstre intérieur » et d’après une de Ronelda Kamfer « je donne des petits noms à mes démons et je les traite bien ».
Une partie du texte (sans le « design sonore ») a été utilisée sur le dernier ciné-poème.

Il ssemble qu’il y ait un souci pour accéder à l’écoute. Voici le lien
https://on.soundcloud.com/lZF5XPyHEZJrwX9van

100 jours·photo couleur·poésie

Vers l’apesanteur

Le pas vers l’apesanteur 
en guise de joie intarissable 
pour tatouer le principe de consolation 
sur la peau 

d’abord la défriper frapper 
du sceau d’une jeunesse aussi éternelle 
qu’improbable 

je triche donc je suis avec moi-même 
ma meilleure ennemie
qu’importe la force illégitime 
du fleuve nommé désir 
ou son absence 

le souffle persiste au-delà du sourire
esquisse l’esquive de la mort
d’un signe qui s’apparente à l’amour 
la façon la moins mièvre mais la plus provisoire
de nous maintenir en vie

Perle Vallens

#100 jours d’écriture – jour 87

Actualité·écopoétique·exposition·poésie

Exposition d’un poème avec le collectif foehn au centre Wangari à Paris

Dans le cadre de l’exposition « Sous les pavés les arbres » organisé par le collectif foehn, j’aurais le plaisir d’exposer un poème, visible durant la durée de l’exposition du 12 septembre au 31 octobre 2025 au centre Wangari à Paris. Le 12 septembre, durant le vernissage, quelques textes seront lus (je ne pourrai malheureusement pas y être).

Fœhn est un collectif d’écopoésie fondé en 2024 par les poètes.ses Dorsène (Vroum), Florian Bardou (Lunatique), Selim-a Atallah Chettaoui (10 pages au carré, La contre allée) et l’artiste visuelle Zohra Mrad. Leurs activités se déclinent sous deux formes : d’une part une micro-revue imprimée d’une vingtaine de pages et de l’autre, des événements pluridisciplinaires, mêlant arts, poésie et sciences humaines et sociales, qui en sont le prolongement performé. Ils envisagent leur activité événementielle, au-delà de la poésie, comme un dispositif d’art social permettant de créer des espaces de création, de rencontres et de transmission autour des thématiques écologiques, dans une démarche intersectionnelle.