photo n&b·poésie

Silice

Loess silice sols oxydés
Roches maigres dénudées
Nous sommes déliquescence
Nous sommes délitement progressif
Nous sommes tremblement de chair
Nous sommes tressaillement des crêtes
Nous sommes effritement des craies
Écrasés à ras de terre nos corps
terrassés que poudroient nos terreurs
Il est temps déjà atteint par les vents de révolte
Il est temps de se relever de la poussière
Il est plus que temps pour les meilleures volontés
Nous ne savons pas s’il est encore temps pour les délicates attentions
©Perle Vallens

corps·photo couleur·poésie·prose

Blanchi

Au corps le corps reconnaissant, dédicataire de lui-même. 
Le corps anachronique a des désirs de grandeur qui ne sont plus à sa portée.
Vieilli, blanchi, claudicante consécration de l’âge, corps bêtabloqué en soutien du cœur.
Il durera ce qu’il durera.
Son plein potentiel, humain moins humain mais position méta. 
Le corps polymorphe dans son désir d’être est une foule à lui seul. 
©Perle Vallens

photo n&b·poésie

Naine blanche

quelle voie intersidérale
idéale régulation des idées fixes
si l’on faisait tournoyer la tête
comme essoreuse à salade
comme piste aux étoiles
comme toupie vaine
elle naine blanche
sans plus de compagnon stellaire
que de souffle de chaleur de lumière
en perte d’équilibre son cœur mis à nu
en perte de son point de gravité
tomberait à pic son corps noir
rayonnera encore pourtant
©Perle Vallens

Actualité·poésie

Avant la fonte

Photo ©K.Tsakalidis/Bloomberg

Se dit des larmes
Se dit de la désolation
Se dit de l’impuissance 
Se dit de l’abandon
Se dit de la peur
Se dit de l’immense tristesse
Se dit du cri comme du silence
Se dit de la lumière noyée dans le rouge
Se dit de l’impossibilité à rester
Se dit de celle à traverser le rivage

Jamais nager ne fut si vain 
Jamais rien ne peut échapper
aux flammes qui mangent toujours plus loin 
bien au-delà des forêts ravagées 
bien au-delà des maisons et des vies
bien au-delà de ce seul pays
 
Le monde se fait feu
façon de représailles 
partie immergée des glaciers
avant fonte totale
©Perle Vallens

Editions Jacques Flament·photo n&b·poésie·vidéo·You Tube

Que jeunesse se passe, premier livre personnel

Ce premier livre est en fait un livre de photographies sur l’enfance empreint de poésie et annoncé hier sur mon autre blog. J’en reprends ici la présentation.

Les choses de l’enfance ne meurent jamais totalement.
Chaque jeu, chaque découverte nous nourrit, nous construit dans
notre vie d’adulte. Nous grandissons avec elle.
Nous passons les épreuves de la vie, nous passons les âges mais
l’enfance nous accompagne, enfouie. C’est un paysage intime qui
s’élabore et se regarde pas strates et qui fait de nous notre propre
archéologue…


Ainsi débute ce petit livre de photographies sur l’enfance, dont le format s’accorde si bien avec la thématique. 130×130 et 64 photos en noir et blanc pour rythmer l’enfance, 64 carrés d’embellie pour la faire rimer avec la joie qui perdure, bien au-delà. Puissent-elles être le conducteur vers vos propres souvenirs, vers votre propre joie.

Le livre est édité aux éditions Jacques Flament et disponible ici. Il peut aussi se commander chez votre libraire.

En voici un aperçu, feuilleté…