

Un poème-souvenir, un souvenir en forme de poème, c’est dans le dernière parution de la revue Miroir, un texte issu des ateliers d’écriture de Laura Vazquez. Ci-dessus le début, le reste à lire ici.
Il n'y a pas d'âge pour rêver, vivre et écrire ses rêves…


Un poème-souvenir, un souvenir en forme de poème, c’est dans le dernière parution de la revue Miroir, un texte issu des ateliers d’écriture de Laura Vazquez. Ci-dessus le début, le reste à lire ici.
Pour ce 44 ème ciné-poème, partons en Italie. Sur un extrait de Mort à Venise de Luchino Visconti, voici camoufler nos lâchetés.

Maintenant je ne suis que ça : découragement.
Depuis la cage de mon squelette, le découragement résonne et sa voix est acouphène. Tu gémis, me dit-il. Tu ne fais que gémir, tu ne sais plus que ça. A la place tu devrais taire la douleur. Ta fatigue, donne-la moi, elle me nourrit. Contente-toi de toi. Le vide te restreint, c’est plus facile. Dis-toi que tu n’es rien, ça va passer. Contente-toi de cette patience à vivre car rien n’est jamais résolu. Contente-toi.
Mon découragement me décourage moins vite, moins longtemps si je lui abandonne le choix. Je me mets en veille, en retrait, je fais abstraction.
Tu vois, mon découragement, je gémis moins, c’est pour te faire taire.
Perle Vallens
Ce nouveau ciné-poème est écrit sur un extrait de Brazil de Terry Gilliam. Il s’intitule ce qu’on gagne on le perd.
Merci à deux autrices/poètes amies pour ces partages en story Instagram.
Merci à Tiphaine







Et merci à Sara


Et Noël après Noël


Graver nos espoirs est le tout nouveau ciné-poème de l’année, sur un extrait de The revenant de Alejandro González Iñárritu. Bon visionnage !
Rage est un texte écrit sur consigne d’écriture proposée dans les ateliers de Laura Vazquez. Merci à Benjamin Milazzo de l’avoir choisi pour le numéro de janvier 2024. A lire dans l’intégralité ici.



Le corps est un thème récurrent, tenace, obsessionnel. Rien d’étonnant donc que je lise à la librairie L’Orange Bleue, le jeudi 18 janvier à partir de 19h00 à l’invitation de Michèle Pouget de l’association Orange Passion Livre. à l’occasion des Nuits de la lecture. Au programme, lectures dans l’escalier, avec des lycéens, des membres des ateliers d’écriture, des comédiens des troupes locales de théâtre et des membres du Café Litteraire. Une scène ouverte à laquelle je participerai avec grand plaisir !


Nous avons élargi tant d’épaules et tant de cœurs
et tout ça sans les mains
Nous avons uni des langues foisonnées
sans amalgame ni fusion
sans même un doigt sur les lèvres pour ne rien taire des mots à venir
Nous avons levé les yeux depuis l’écart entre la ligne de fuite et l’espace qu’occupent les pieds
leur ancrage dans le sol
Nous avons ouvert des voies des clameurs
de nouveaux cycles
l’éclaircie comme éclairage d’un réel possible
des accalmies attendues
Nous avons soulevé le vent
pour un meilleur aperçu de la vie
Perle Vallens
(poème minute, Le parvis, esplanade de Beaubourg, Paris, écrit le 1er janvier 2024)

Rien ne frotte
Aucune étincelle d’aucun silex
aucune flamme ne naît des braises déjà soufflées
Le feu est là quelque part mais ne se réveille pas pour faire brûler
et ce qui ne brûle pas s’éteint
Rien ne murmure rien ne chante
la voix a disparu
la bouche de la voix a disparu
le visage de la bouche de la voix a disparu
Il n’y a plus de vent assez fort pour la porter
Il n’y a plus de marée pour me nourrir
plus de lumière pour me guider
dans l’horizon plus de montagnes à escalader
tout est plat à perte de vue
Il n’y a plus de chemin où poser mes pas
la route prévue a été coupée
chercher revient à ne pas trouver
se pencher dans le vide revient à tomber
Perle Vallens