Acharnement à vivre est le 41ème ciné-poème écrit sur un extrait de La leçon de piano de Jane Campion. Je vous en souhaite une belle découverte.
Catégorie : prose
Une question de souffle (ceux qui m’aiment)
Il y a un peu plus d’un an paraissait ceux qui m’aiment aux éditions Tarmac. En voici un extrait sur montage vidéo d’archives sur le thème de la course. Ce qui en fait un peu un vidéo-poème…
Bientôt un an et déjà 40 ciné-poèmes !
C’est le quarantième ciné-poème, et j’ai choisi le début d’Apocalypse Now de Ford Coppola. Le titre : dernière brûlure avant la fin. Mais c’est loin d’être fini avec cette série vidéo !
Alejandra Pizarnik à l’honneur dans Mange tes mots
Ce nouvel épisode de Mange tes mots est sur la citation de Alejandra Pizarnik « Je m’habille de cendres » et sera diffusé aujourd’hui à 18h00. Je suis heureuse de participer à nouveau à ce podcast poétique, c’est toujours une écoute riche, enchanteresse pour les oreilles et la tête. Le texte que j’ai mis en voix s’intitule Feinter l’anthracite.
Voici le sommaire de cet épisode #24 de Mange tes mots. Bonne écoute !

Un visage dans la revue Miroir
Merci à Benjamin Milazzo d’avoir sélectionné ce texte pour la revue Miroir, dans le cadre des ateliers d’écriture animés par Laura Vazquez.


Nous sommes tous des insectes, vidéo-poème
Voici un nouveau vidéo-poème en collaboration avec le compositeur Benjamin Aït-Ali, sur un extrait de la pièce Iter Laternis. C’est la seconde fois, après Ce que la terre dit. Un peu kafkaïen, un peu lynchien… Bon visionnage !
Ciné-poème 39 : la magie est partout
Un peu de magie, comme une embellie, avec Tim Burton en guest star, sur un extrait de Sleepy Hollow, c’est le ciné-pomèe 39 : la magie est partout.
Pur malt

Ecrit et mis en voix/son initialement sur une proposition de Mange tes mots.
Ciné-poème 38 : Etincellement
Ce nouveau ciné-poème a été réalisé sur un extrait de L’enfer, film inachevé de Henri-Georges Clouzot, c’est également un hommage à Romy Schneider.
Enfance guérandaise

On part en colo. On prend le train sans nos parents. Pour certains c’est la première fois. Nous avons un wagon entier. On prend nos aises, on allonge nos jambes.
Par la fenêtre, les paysages défilent. Fumées de cigarette. C’est déjà une transgression. Ça sent l’aventure.
A l’arrivée, l’air a une odeur différente, fantasmée d’embruns. Il sent les vacances. Et la liberté.
D’abord il y a le bâtiment principal. Un manoir mais on dit château. Et puis, quatre ensembles dispersés. Des chalets. Des chambres non mixtes de trois ou quatre lits. Pas de dortoirs. Une vaste salle à vivre, à la fois salle de jeux, de chant, de discussion. Le réfectoire, c’est au château.
Avant le dîner, on assiste à des représentations, des saynètes. Deux personnes grimées, une fillette et un mono. Ils dansent ou disent un dialogue. Ils descendent de la lune. Elle a des yeux bleus, mélancoliques dans la lumière rasante du soir.
La joie revient quand on se met à table. On parle, on rit. La joie revient toujours. La joie, couleur de crépuscule, ce feu dans le ciel d’été. On ne craint jamais de se coucher avec une joie pareille.
Le goûter, on le prend en extérieur, en pleine nature. Pain et chocolat à croquer ou pain et confiture. Simple, parfait pour affamés.
Il y a des guêpes partout. On apprend à les piéger. On apprend à les observer. Et puis lézards. Et puis chauve-souris, une s’est prise dans ses cheveux à elle. Elle crie pleurniche. Ses cheveux roux, bouclés, elle croit qu’on va être obligé de les lui couper.
On suit les criquets et les sauterelles, les coccinelles, on leur court après en plein champ. Des herbes hautes jusqu’aux genoux. Une marée verte. S’y rouler ou y gambader. On est des animaux, nous aussi.
Ce qu’on préfère ce sont les spectacles. Ceux des monos. Ou ceux qu’on fait soi-même. Le préféré, la sorcière de la rue Mouffetard. Le placard à balais, la sorcière-grenouille, tout un bestiaire pour nourrir notre imaginaire d’enfance. Le petit garçon du conte est un barbu à lunettes. Au retour, j’achète le livre. L’histoire restée intacte.
On organise des jeux, des parcours, des chasses au trésor. Il y a des rubans à suivre dans les arbres. Des repères, des indices à deviner. Ici, on tourne. Là, on résout une énigme, on trouve un code secret. A la fin on gagne. Même quand on ne gagne pas, on gagne toujours quand même.
On fait du macramé, de la pyrogravure, des pompons en laine. Tant de possibilités insoupçonnées. Presque de la magie. Ce qui naît de nos mains est insensé. Nos mains ont une vie propre. Elles dansent. L’enfance est une vie dansée.
Perle Vallens
(Paragraphes avec Leslie Kaplan)
