
Il aura suffit de percer profond, d’extraire un peu de matière, de lever les remblais nécessaires. Un corps en creux pour abriter le vide. L’excavation était assez grande pour laisser pénétrer jusqu’à l’absence.
Perle Vallens
Il n'y a pas d'âge pour rêver, vivre et écrire ses rêves…

Il aura suffit de percer profond, d’extraire un peu de matière, de lever les remblais nécessaires. Un corps en creux pour abriter le vide. L’excavation était assez grande pour laisser pénétrer jusqu’à l’absence.
Perle Vallens
Scène culte pour ce 35ème ciné-poème, le début et la fin, celle de la douche dans Psychose d’Alfred Hitchcock.
Comme chaque année, Inktober en version textuelle est de retour par ici. Voici les mots officiels (j’opte généralement pour une traduction, plus rarement, je conserve le mot anglais).

1/10 rêve
objectif affiché dans le demi-sommeil
d’une prise de pouvoir sur soi-même
à la mesure du plaisir que le manque concrétise
ce qui escamote c’est le rêve qui coupe court
à la conversation du corps
PV
2/10 araignée
dans le cocon du cerveau
ce qui suce la moelle
ce sont deux araignées
au plafond
PV
3/10 chemin
le nerf de la poésie actionné
arc électrique jusqu’aux pieds
c’est chemin de mots qui fait avancer
sur la voie du monde
PV
4/10 esquive
j’arrive au bout et ce qui s’écrit s’effrite
d’une fin comme une esquive
le point final : un effondrement
PV
5/10 carte
La carte s’articule hors champ
s’accompagne d’un inévitable recul
la géométrie des lieux se comprend mieux
par le corps
PV
Nos bruits de meute est un nouveau vidéo-poème diffusé sur ma chaîne youtube. Il a été auparavant projeté aux Rencontres Estivales de la Velouse/festival Charly. Bon visionnage !

Mange tes mots était au Poetik Bazar pour une session d’atelier et scène ouverte. L’épisode enregistré aux Halles de Schaerbeek le 24 septembre 2023 est diffusé sur Radio Campus Bruxelles (92.1) aujourd’hui à 18h00, en écoute ici : www.buzzsprout.com/1709377.
La version podcastée sera suivi d’un partage sur les plateformes Mange tes mots à 18h30, ce même samedi. Une playlist comme une constellation, qui abrite à la fois les textes aimés de l’appel à texte consacré à bell hooks, et les participations à l’atelier d’écriture mené au Poetik Bazar le 22 septembre 2023. Elle inclut notamment ma proposition l’amour, ses quatre vérités, aux côtés d’autres textes. Très bonne écoute !
En voici l’écoute sur soundcloud :
Rythme ralenti pour les ciné-poèmes, voici le n°34 sur un extrait de La mort en direct de Bertrand Tavernier, intitulé allure d’éternité.
La foule végétale est un texte écrit d’après consigne d’écriture proposée par Laura Vazquez. Il paraît dans le dernier numéro de la revue Miroir.


Ça commence entre chien et loup, ce moment où la lumière s’émousse doucement. L’ombre bleue survient progressivement. Elle envahit d’abord la terre, les arbres. Elle se dessine en nappes, en nébuleuse un peu floue qui recouvre ce qu’il reste à voir. C’est le moment où les yeux se plissent pour distinguer encore quelque chose dans l’obscurité. Pour s’habituer au noir. Elle s’avance à son rythme, s’étend, se répand. Elle repeint. S’éternise. Le paysage se brouille dessous, puis disparaît. Toujours ce mouvement lent, comme ralenti, suspendu, surprend par sa radicalité.
On dit qu’elle tombe mais c’est faux, la nuit noie.
Perle Vallens
C’est chez les frères Coen que j’ai puisé l’extrait de ce 33ème ciné-poème. Su un extrait de Barton Fink, voici chaos.
Corps animal est l’un des vidéo-poèmes diffusés dans la « plus petite maison de poésie » (en photo ici) lors du festival Charly, les Rencontres estivales de la Velouse, encore à voir jusqu’au 10 septembre.