Il n'y a pas d'âge pour rêver, vivre et écrire ses rêves…
Auteur : Perle Vallens
Perle Vallens écrit et photographie, deux écritures poétiques qui se rejoignent.
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Rendez-vous sur le podcast poétique Mange tes mots ce soir vers 18h pour une série inspirée par Jeanne Benameur. Il y sera sans doute question de grands fonds, de bruits d’eau et de vagues. J’y ai été « Embarquée », tel est le titre du poème que j’y dirai… Bonne écoute!
Citation ce matin par Maïa Mazaurette sur France Inter dans l’émission Grand bien vous fasse à l’occasion du festival du livre de Paris. A la toute fin, elle évoque l’écriture érotique et donne exemple le Prix de la Nouvelle Érotique dont je suis la lauréate 2021. Inattendue actualité, merci à elle.
Le chemin avance. Ou plutôt j’avance sur le chemin. Je progresse droite, le front vers l’avant, le menton dirigé, volontaire, le regard franc, défini, frais. Sautillant. Regard saute les haies, loin devant, peut-être même au-delà. La ligne, ne la voit. Le ciel seulement et le chant des oiseaux, leur pureté première.
Le chemin avance plus doucement. Et je peine un peu. Je ne franchis plus, je me fraye, je me faufile. Je devance encore mon ombre mais de combien ? Front cherche la fraîcheur, menton tait toute difficulté, rien n’engage que. Regard cherche, déniche la branche morte, défectuosité des pierres, elles roulent, t’enroulent. Oeil vif encore. Devine, devient canne ou bâton de marche.
Fanfiction écrite en « atelier » d’une heure avec mes filles, sur le thème « angst-confort », relations familiales. N’étant guère familière du genre, je me suis reposée sur du connu même si je n’ai pas vu la série de David Lynch depuis longtemps…
Je pourrais compter tous les silences de tous les moments de tous les endroits mettre la distance dans le souffle d’une respiration travailler la patience et mettre le vent dans ma poche pour mieux les entendre
Un homme est entré dans ton rêve. Il n’a pas prévenu avant. Il n’a pas frappé à la porte. Elle était déjà ouverte mais personne ne sait dire si c’était pour lui.
Le rêve n’est pas écrit d’avance. Il n’est pas sensé dire quelque chose. Il est libre, non formaté, ne se nivelle pas par le bas, gagnera certaines hauteurs. Il faut apprendre à léviter pour les atteindre. Il faut apprendre le langage des cimes. Il faut savoir s’enfoncer dans l’ombre du bout de la langue. Il faut s’entendre parler pour ne pas tomber. Les mots sont tes ailes, vastes, se développent en nappes phréatiques pour t’y baigner, t’y abreuver.