
Caviar 65

Il n'y a pas d'âge pour rêver, vivre et écrire ses rêves…


Cet excès de chaleur est conspiration
se transpire entre les clavicules
nous remaquille d’un surplus de
coulures (que d’aucuns trouvent sexy)
Ce thé brûlant à la menthe
au hammam mille gouttelettes
pour cotoyer des préoccupations
moins propice au selfie
travailler la volonté farouche
sous l’insouciance nous déliterait
nous dilaterait la rate ou le coeur
tu te demandes sous la sueur
qui crocrastine qui
qui désire vraiment l’autre
qui se définit comme fort
malgré l’austérité de la vie
et qui véritablement a un
électrocardiogramme qui s’affole
comme un compteur jaeger
au premier refus comme
au premier baiser
©Perle Vallens
(écrit hier à la Grande Mosquée de Paris)

Retour aux vidéos, au moins pour celle-ci, évocation d’histoire familiale, de voix, d’ancêtres, de fantômes…

Hey petite, tu me tires en arrière, tu m’aspires, tu me démembres. Trois fois moins, petit être, cette soif d’avant, inversée. J’innerve chaque instant de ton vœu que je crois mien mais je me trompe, c’est toi toujours devant, moi derrière. Je trempe mon doigt, celui de ta main anachronique. Tu dénombres à rebours mes secondes décomptées, combien de temps encore me reste-t-il, le sais-tu ?
Hey petite, tu me tires en arrière et c’est sans circonstances atténuantes que je me laisse traîner dans ce qui me berce d’enfance.
©Perle Vallens
écrit sur consigne de Zoé Besmond de Senneville/Mater Atelier

Ce secret que rien n’alourdit que la parole
ne dit rien que tu ne saches déjà
de ta mère de ton épouvante à la contenir
dans son rôle de mère
disert dans sa propre expression
ne se décèle pas d’emblée
Ce secret jamais ourdi arrivé par hasard
toujours tu toujours présent en transparence
tressé de ses nerfs que l’on ne nomme pas non plus
qui saillent sous l’histoire
toujours un sourire (faux) en coin
un air de dire un air de rien
Ce secret ne se bombe pas sur les murs
ne bombe pas le torse se rétrécit plutôt
sa petitesse est le signe de sa décence
sa discrétion consentie son innocuité
Il passerait protéiforme pour un fantasme
ou un rêve va savoir
Ce secret ne disparaît jamais il surgit
à l’improviste inopportun s’impose
il revient quand tu t’y attends le moins
c’est un monstre sous l’apparence
d’un secret il te creuse et te ronge
il a un appétit vorace
il mange tout sur son passage
Ce secret qui fait bombance sur ton dos
qui sous couverte de caresse
a dévoré ta jeunesse et te croque encore l’os
tu ne sais plus comment lui claquer le bec
©Perle Vallens

Miroir est la revue des textes rédigés en suivant les consignes d’écriture proposés par Laura Vazquez, sélectionnés et mis en page par Benjamin Millazzo.
Ci-dessous, quelques-uns des textes parus ce mois-ci :







Colin maillard est une nouvelle érotique qui paraîtra le 7 juillet dans le dernier Osez 20 histoires de La Musardine, sur le thème des jeux libertins, déjà en pré-commande.
En voici un extrait lu sur soundcloud :
https://soundcloud.app.goo.gl/F2a8v
Lobe is in the air est le titre dun poème paru dans la revue FPM sur le thème Commission rogatoire. La revue est à lire sur Calameo.


