
Femme de réconfort

Il n'y a pas d'âge pour rêver, vivre et écrire ses rêves…


Capteurs photosensibles opérationnels
ce qui s’imprime sur ta peau est toujours
un supplément de désir
ce flux transmis en continu méconnaît
la rigueur comptable des bases de données
mais réagit forcément aux filtres
qu’impose la vie
tu sociabilises et c’est déjà pas mal
l’effacement te parle de la lumière
et c’est toujours une façon de te parler
des autres
Perle Vallens
Ce soir a lieu le nouvel épisode du podcast Mange tes mots sur une citation d’Aurélie Olivier, c’est en écoute à partir de 18h00. Je participe avec une grande fidélité, amitié et reconnaissance à ses deux créatrices, Galatée et Gingko. J’adore me laisser emmener par la voix de Galatée qui guide l’ensemble des épisodes, d’un texte à l’autre. J’y retrouve des voix aimées et d’autres à découvrir et toujours beaucoup de plaisir à l’écoute. Je vous en souhaite autant que j’en éprouverai.


J’ai eu l’occasion d’assister à leur dernière scène ouverte de poésie il y a peu au Lou Pascalou à Paris et c’était très agréable, accueillant, bienveillant, un peu comme une famille… Et là encore, Galatée en maîtresse de cérémonie.



j’entretiens des intelligences
avec l’ennemi héréditaire
la puissance étrangère a un rictus
étrange un acquiescement
d’un mouvement de tête
je déchausse en pleine course
d’obstacle
ce qui se rétame n’est pas le sourire
c’est la dent qu’on a contre la vie
ce qui manque à un moment
c’est le courage de respirer
Perle Vallens
Un peu plus long, ce ciné-poème n°27 sur un extrait du film de Stanley Kubrick, 2001 l’odyssée de l’espace, existenciel voire métaphysique. Je vous en souhaite un bon visionnage !

flancs familiers
à ma bouche famélique
d’un choc amical à l’aine
j’encaisse
oblongue la caresse
oblitère en fermeture m’obstrue
mon ventre est une permaculture
qui requiert son comptant d’eaux
Perle Vallens
Le lancement du dernier numéro de la revue Dissonances aura lieu le vendredi 16 juin à 19h30 en présence de Jean-Marc Flapp, son directeur, et Kader Benamer qui a illustré ce numéro. Y seront données lectures de la part des auteurs et autrices des Silences qui composent la revue, et je lirai Rien (à dire).
L’événement aura lieu à l’Ours et la vieille grille, librairie & bar, 9 rue Larrey à Paris (tout près de la Grande Mosquée).


Le court ciné-poème du jour intitulé la lumière est une chance est composé sur un extrait (de la scène finale) de Léon de Luc Besson. Et sur l’introduction musicale d’une chanson de Sting.

ne réponds pas à la nostalgie
ce qui coule à pic
ou ce qui cogne
ce beurre noir mal cuisiné
façon crème de beauté
façon contour de l’œil
tu touilles tes souvenirs
par habitude
ça racle bec et ongles
toujours vivaces
à l’arrachage
Perle Vallens

Je tombe