Le ciel de gravats ne parle pas fait la gueule faut croire fait la grève se déglingue sans rien dire se désagrège tout doucement sonnerait son propre glas tombe bas d’épaule sur mon dos des aigreurs de bile un ton grave un air morne aucune récolte à la clé aucun éclair blanc aucun cri porté par le vent dans la voûte haute aucun orage à déclarer à ses frontières ni en dehors calme plat dans ses entrées triste à pleurer qu’il ne pleure pas
Le ciel a choisi la saison muette a rangé ses miettes sous la nappe a balayé devant sa porte a traversé sans regarder sans m’adresser la parole aucune prière n’a été prononcée à l’heure des promesses aucun petit profit aucun premier baiser aucune prison ouverte il garde toutes ses fenêtres fermées son noir de grimace tout ce gris d’avance la poussière parsemée sur ma tête brûlée rien ne passe d’encre de fuite entre mes bras ma faute se lit dans le plus sombre des lits de rivière morte
En février 2020, appel à poésie était lancé par l’association Indocîles. L’anthologie à laquelle il a donné naissance vient de paraître, aux Editions des îles, regroupant pas moins de 65 poètes ! Citons pêle-mêle, Eric Poindron, Eric Costan (qui fait partie de l’association), Guylaine Monnier, Milène Tournier, Amélie Guyot… J’y figure avec deux de mes poèmes : Credo et L’art du rien. L’anthologie est disponible en suivant le lien.