Le ciné-poème du jour est réalisé sur un extrait du film Les garçons sauvages de Bertrand Mandico.
NB le texte dit est une partie d’unb plus long avec un design sonore réalisé intialement pour Mange tes mots mais non sélectionné par G&G. Il sera diffusé dans son entièreté ailleurs, dans quelques jours sans doute.
En attendant, bon visionnage !
Catégorie : You Tube
Ciné-poème 65 : une femme dort
Ce nouveau ciné-poème a été réalisé sur un extrait de La jetée de Chris Marker.
Fulgurances du ciel (les mots du poème), vidéo-poème
Ce vidéo-poème est réalisé sur une musique de Rachmaninoff : Études-Tableaux, Op. 39 – II. Lento assai. Bon visionnage et bonne écoute !
Ciné-poème 64 : nouvelle vie ou nouvelle mort
Ciné-poème surun extrait (scène finale) du film de Claire Denis, Beau travail.
Mélodie de scintillement, vidéo-poème
Nouveau très court vidéo-poème sur YouTube Perle Vallens. Bon visionnage !
Rien ne sert de verdir (vidéo-poème)
Nouveau vidéo-poème sur YouTube : texte, mise en voix, photographie, montage Perle Vallens (vidéos perso & Internet). Bon visionnage !
Ciné-poème 63 : homme-pathogène
Un peu de flottement dans les vidéos, notamment les ciné-poèmes. Voici donc le 63ème extrait, de There will be blood, un film de Paul Thomas Anderson. Toujours sur la chaîne YouTube Perle Vallens.
La voix dans la nuit
Nouvau vidéo-poème sur une consigne d’écriture proposée par François Bon (Tiers Livre)
Envoici le texte (qui précède toujours le vidéo-poème d’une courte tête (il est rare qu’il s’écrive pendant mais ça arrive, comme pour la série du vidéo-journal à la Laune).
Une voix dans la nuit, ça s’entend plus nettement que le jour. Tu marches dans ton insomnie et la voix te pousse comme une main dans le dos. Toi, rompue de fatigue mais infoutue de dire comment et quand il faudrait que le sommeil arrive, tu marches et la voix accroche les silences, quelque chose de sourd dans le souffle, tu ne mouftes pas, tu l’as reconnue.
La voix n’a pas de son. Tu ne peux pas rembobiner le murmure, tu ne peux pas faire de retour arrière vers les mots qui n’ont de toutes façon pas été prononcés. Dans la trachée c’est une contention. La voix enfermée ne sort que si tu l’y autorises et quand même elle est là, elle te défie, tu lui dénies le droit, ça suffit comme ça.
Au jeu du dedans-dehors, tu sais bien que tu n’es pas le plus fort, qu’elle finira par sortir et t’encombrer les bronches et peut-être bien la mâchoire si tu annones à ton tour dans le noir, mais alors ce sera par la voix. Toujours dans ton dos même muselée, elle se fait plus douce, façon de t’amadouer. Il faut bien que tu la laisses aller. Maintenant elle te précède, elle cherche à se faire remarquer, tu la verrais à l’œil nu à la lumière des led. Sur le chemin, la voix s’allume, elle grimpe et redescend dans l’ombre. Elle joue à cache cache avec tes nerfs. Tu te dis que la voix et l’insomnie sont de mèche, l‘une ne va pas sans l’autre. Tu sais bien que si tu t’endormais, elle se tairait. Elle se terrait. Petit monstre de voix sous le lit. Mais tu marches et le chemin n’est qu’une chambre intérieure où tu ne peux te coucher.
Perle Vallens
Neige de printemps (vidéo-poème)
Onirique, il cultive la lenteur. C’est le nouveau vidéo-poème, léger et neigeux… Bon visionnage !
Ciné-poème 62 : animalité
Ce nouveau ciné-poème, animalité, est dit sur un extrait du Règne animal de Thomas Cailley. J’espère que vous en apprécierez la dimension écopoétique.