Ville en voix est une revue issue d’un collectif, plusieurs voix s’y font donc entendre et parfois, une invitation à participation thématique comme ici : Fluviales.


Il n'y a pas d'âge pour rêver, vivre et écrire ses rêves…
Ville en voix est une revue issue d’un collectif, plusieurs voix s’y font donc entendre et parfois, une invitation à participation thématique comme ici : Fluviales.


Nouvel hommage à David Lynch, sur la base d’une consigne proposée par Laura Vazquez.



Hommage à David Lynch
La négativité est comme l’oscurité.
Prom queen, reine de beauté dans les limbes
l’ombre dessine sur sa peau blème pâlie sous la lune
pleine lui saccade l’orbite
il y a bien trop de bleu dans loeil
elle (ne pas céder)
d’un baiser fait un avenir d’une seconde
L’obscurité n’est pas rien, cest l’absence de quelque chose
l’ange a perdu ses ailes
on ne sait pas exactement qui les a arrachées
mais le feu prendra plus facilement
les flammes éclairent mieux l’intérieur
le coeur obscur de Laura
s’immacule en s’immolant
Il y a un océan de conscience pure à l’intérieur de nous.
Fire walk par flashe éclaire
conscience pure qelle posture de yoga
permet de voir le monde autrement
qui dit to dive within trouve du nouveau
au fond de la pellicule
le film est une rivière où je nage
à l’envers
Perle Vallens

Comme les plantes migrent, Les Insignifiantes voyagent…
Elles se sont posées pour une année dans l’espace Imago du Naturoptère, musée consacré à la biodiversité situé à Sérignan-du-Comtat, village natal de Jean-Henri Fabre.
Le village vauclusien abrite aussi l’Harmas qui est consacré à l’entomologiste, c’est le musée « frère » du Naturoptère, situé au même endroit.
L’exposition sera principalement visible lors des grands rendez-vous du Naturoptère, notamment durant les Journées Plantes rares et jardin naturel (12 et 13 avril 2025), le Festival de la Biodiversité en mai 2925 ou encore la Fête de la science en octobre 2025. J’en reparlerai…
NB les Insignifiantes sont le volet photographique d’un essai poétique, projet du Master de création littéraire écopoétique d’Aix-Marseille.
ESA Le Naturoptère
Université Populaire Ventoux
33 cours Jean-Henri Fabre
84830 Sérignan-du-Comtat
Tél : 04 90 30 33 20
Actualité oblige, le ciné-poème 57 a été modifié pour un hommage à David Lynch, un réalisateur qui compte beaucoup dans mon parcours artistique. J’ai choisi un extrait de son premier long-métrage, Eraserhead, et est intitulé l’ombre nous mange les jambes. Le ciné-poème est visible sur ma chaîne YouTube, comme d’habitude.
Inscrite depuis début 2025, je suis présente sur l’annuaire de l’Agence régionale du Livre. Si vous souhaitez une session autour de la poésie contemporaine, un atelier d’écriture thématique, un travail autour de la photographie, ou encore la création de livres pauvres, le cut up, le caviardage, etc., vous pouvez me contacter par mail : perlevallens@gmail.com



En clin d’œil à un travail réalisé en Master de création littéraire écopoétique…

Voici un vidéo-poème de circonstances puisque c’est ce soir pleine lune, même si les images ont été captées il y a plusieurs semaines déjà.
Vous pouvez le retrouver sur ma chaîne youtube dans la playlist dédiée, « vidéo-poèmes ». Bon visionnage !

Là où les cimes ne sont plus
là où ne restent que racines
des arbres cherchent leurs branches perdues
arrachées de fin de chasse
leurs feuilles tombées à mauvaise saison
leurs fruits d’hiver inexistants
d’arbres traqués massacrés
le bruit de la tronçonneuse résonne encore
dans leur sève
survivant avant éradication prochaine
et définitive
Perle Vallens
Merci à Benjamin/Captive éditions pour cette nouvelle sélection dans la revue Miroir qui inclut un poème écrit sur consigne d’écriture de Laura Vazquez.



Tous les soirs, il la regarde se coiffer. Elle se laisse regarder. C’est comme s’il la touchait. Elle se laisse tomber dans son regard, sans filet. Elle effiloche son visage et lui laisse une ficelle pour qu’il puisse la suivre dans son sommeil.
Tous les soirs, elle se déshabille devant lui en espérant que quelque chose se passe. Qu’un mot soit lancé. A la volée, le rattraper, le garder au chaud, effacer les silences. Mais elle disparaît dans les non-dits. Sa nudité n’offre rien de plus que sa nudité.
Tous les soirs elle espère. Elle essaie de susciter mais ne sait pas bien comment s’y prendre. Elle a l’impression de s’estomper au bout de ses yeux. Elle espère être là le lendemain, elle espère qu’il la voit toujours. Au moins ça.
Tous les soirs, elle a peur. Elle a peur du noir qui embue la chambre. Elle a peur que le monstre sous le lit se réveille avant elle, avant lui. Elle a peur qu’il la surprenne dans ses rêves. Elle se demande si lui ou le monstre, ce n’est pas la même chose.
Tous les soirs, elle a peur de ne pas se réveiller.
Perle Vallens