
hyperabsence

Il n'y a pas d'âge pour rêver, vivre et écrire ses rêves…


L’heure se traverse seulement dans un sens
nous assemble seulement dans un sens
qui semble le seul possible
nous nous efforçons de nous assembler
dans cette heure qui passe plus vite que l’assemblage
forcément interrompu par tout un tas de facteurs
parfois indépendant ms de nos volontés
dans l’heure nous rassemblons de quoi réduire l’espace entre nous
force est de constater que ce qui s’accroît dans l’heure c’est l’espace
et l’étroitesse de ce que l’esprit dicte au détriment du cœur
on se demande régulièrement comment inverser la tendance et remplir cette heure de formules d’assemblage imparables
mais imparfaites à parfaitement nous assembler
nous nous rendons compte que les équations sont à variables imprécises
qu’il existe bien trop de paramètres de combinaisons trop complexes pour poser aisément les termes
qu’il n’existe aucune formule définie pour résoudre le problème de l’assemblage entre nous
Perle Vallens

parade nuptiale auto-tamponnée
l’époux l’épousé n’est pas celui qu’on croyait
plenty plenty puis rien
pile quand le cœur s’arrête de battre
l’amorce d’un feu jusqu’à extinction
d’un aplat photographié faire selfie DIT-ELLE
pour se réapproprier l’histoire
Merci à Benjamin Milazzo d’avoir sélectionné ce texte pour la revue Miroir issue des ateliers d’écriture proposés par Laura Vazquez. Il s’agissait de ce chemin au Quinson puisque j’étais en résidence lors de la promenade qui a fait naître le texte.


A l’invitation du LABservatoire et avec un peu de retard…


Quelle formule d’humain sait dire la longévité des pierres
l’accalmie minérale repose dans l’âge des lichens et leur aptitude à digérer lentement la surface comme on ronge l’attente
Quelle vocalise d’oiseaux déserte nos gorges
rouges d’avoir trop crié au loup sans être entendu
d’avoir émaillé le milieu du monde de nos espoirs bien décidés
à emprunter son chant à celui son effort continu jusque dans la nuit
Quel lien retient la mousse des forêts au bord des lèvres
quels mots fomentés leurs ferments lents pour dire une ère disparue et une autre à venir
une ère flashée au radar de nos peurs pour trop grande vitesse
dans le largage des gaz pour changement d’échelle dans nos regards
l’angoisse ne dit pas son nom c’est dire sa multitude d’identités
et sa duplicité
Perle Vallens


Ce nouveau vidéo-poème est un clin d’oeil indirect à David Lynch, ainsi qu’à Maggie Nelson (son amour pour la couleur bleu, son livre Bleuets).
Dernier jour de résidence au Quinson. Quelques insignifiantes d’ici : millepertuis, centaurée, brunelle, vipérine, clinopode.














Ce matin, la brume nimbait les alentours, arbres, plantes, jusqu’aux collines et montagnes, jusqu’au rocher de Saoû.