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Partie civile (Gisèle P.)

Partie civile prise à partie
quelle participation à votre propre viol
quelle dose de cynisme se glisse dans les veines
de Gisèle
au moins autant que l’empoisonnement chimique
dont elle fut aussi victime
et dans les nôtres que l’on sent gonfler
au cou la piqûre insane et systémique

partie tronquée de parti pris l’accusation
soulève une jupe quelle indécence
dans ses questions se retourne la faute
comme un gant
second viol après les premiers de l’esprit
après le corps et l’âme souillée de Gisèle
se rebelle et brûle un sentiment d’injustice
d’une torche de sororité nous armons
notre bras unique pour porter d’une voix
toutes celles qu’on a fait taire

quelle partie visible de l’iceberg et quelles volet caché
diktat du patriarcat tu ne seras pas comme ci ou comme ça
sous emprise encore s’échapper de leurs peaux
de leurs yeux visqueux en réchapper
à quand le tremblement des violeurs
leurs regards torves ouverts spectateurs
et tous les autres tapis dans l’ombre solidaire
poils hérissés offuscation muette ou inexistante
j’attends moi aussi que la honte change de camp

Perle Vallens

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Lecture de Radical(e) à l’EXC & version open art à disposition

C’était samedi dernier, lecture par des autrices de textes, poèmes parus dans la revue Radical(e) à la librairie EXC à Paris. J’ai lu 3 poèmes de Radicalesse, le nouveau numéro dont c’était le lancement le 21 septembre, le premier poème en vidéo ci-dessous.

Radical(e) est disponible chez EXC, à l’Ours et la vieille grille, Violette & co à Paris, ou chez Pupilles Vagabondes, comme indiqué ci-dessus en vis à vis de la photo.


Mais Radical(e) c’est aussi une version open art, revisitée, sur mesure, faite main sur la base de la version imprimée, dessinée-cousue-peinte-encrée-brûlée-poinçonnée… à la façon des livres pauvres.
Si vous êtes intéressé, elle pourra être remise en main propre dans la région ou à Paris, au salon de la revue par exemple.
La version open art est en vente à 10 euros, hors frais de port.

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Exposition Les Insignifiantes & lecture à la librairie Orange bleue

Les Insignifiantes est un essai poétique, textuel et photographique, qui trouve son origine dans une ancienne série photographique éponyme. C’est également l’objet du projet de master de création littéraire / écopoétique que je suis cette année à l’université d’Aix-Marseille et il fera également l’objet d’une résidence artistique, dont je reparlerai.

J’ai la joie d’exposer Les Insignifiantes du 30 septembre au 31 décembre à la librairie Orange bleue à Orange (Vaucluse), librairie amie chez qui j’ai eu l’occasion de donner lectures de ceux qui m’aiment (éditions Tarmac) et peggy m. (éditions la place).

A l’occasion de l’exposition, j’aurai également le plaisir de lire quelques extraits de l’essai en cours le 25 octobre 2024 à 19h00. Si vous êtes dans le coin, je serai ravie de vous y rencontrer et d’échanger autour de ce projet.


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Ecriture & vidéo, ateliers et projections à la bibliothèque François Villon

Rendez-vous le vendredi 27 septembre 2024 de 19h00 à 21h00 à la bibliothèque François Villon (81, boulevard de la Villette 75010 Paris) pour une projection de films littéraTube et rencontre avec l’auteur Patrick Muller, les autrices Milène Tournier et Marine Riguet, qui animeront par ailleurs des ateliers écriture & vidéo.

Depuis les premières rencontres nationales YouTube & littérature, initiées notamment par l’auteur François Bon et un collectif d’auteurs en 2022, un site réunissant leurs créations a été créé : https://www.litteratube.net.

Lors de cette soirée, vous pourrez voir une large sélection de vidéos littéraTube (journal vidéo, lecture, poème-vidéo). Je remercie Philippe Diaz (Pierre Ménard) de m’avoir incluse dans ces propositions vidéos.

EDIT une playlist sur la chaîne de la bibliothèque François Villon regroupe les vidéos diffusées ce soir-là et une autre diffuse les vidéos réalisées en atelier.

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Master de création littéraire / écopoétique d’Aix-Marseille

Parenthèse qui rejoint bien évidemment mon activité littéraire, j’intègre le Master de création littéraire / écopoétique de l’uiversité d’Aix-Marseille qui commence officiellement demain, avec un projet d’essai poétique qui mêle texte et photographies. Ce projet, j’y travaille depuis plus d’un an puisque j’ai manqué l’inscription l’an passé (tout s’effectue depuis janvier 2023 sur une plateforme de type parcoursup : Monmaster).
Il s’appuie sur une série photographique déjà ancienne intitulée Les Insignifiantes qui devrait donner lieu à expositions dans le Vaucluse (et peut-être ailleurs).
Il est possible que je poste moins et que je sois moins présente sur les réseaux, selon la charge de travail qu’induira cette reprise d’études.a

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Texte sur une photographie : Séville de Henri Cartier-Bresson

Henri Cartier-Bresson – Images à la Sauvette (Verve, 1952),
p. 27-28, Seville, Espagne, 1933

Tout se cherche dans le hors-champ. L’invisible se laisse au mieux deviner, soumis à imaginaire interprétation. Dans l’aplat de lumière trop blanche qui tapisse la chaussée, dans le découpage obtus des ombres, dans leurs arêtes trop nettes dans l’enfilade de murs effrités, de ruelles qu’il s effacent, dans l’immobilité se lit une chaleur écrasante de plein été.
L’œil elliptique compromet la vision élargie qui s’interrompt dans le visage flou de deux enfants. L’un en mouvement que l’autre regarde dans l’attente possible, sa bouche entrouverte sur possible interpellation, surprise suspendue sur le mot inconnu. Regard de répréhension, incitation, exhortation ou conseil avisé, de l’aîné sur le plus jeune, on hésite.
Le soleil éclate en liseré de chandail, qui contredit l’impression de chaleur intense, et sur le haut du crâne, nimbé, comme coiffé, non auréolé de faux ange, collé à la façade décrépite de cette image à la sauvette.

Perle Vallens

(texte écrit au musée Cartier-Bresson, devant cette photographie)

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La foule et le nord

La foule se masse toujours dans la même direction, elle préfère se masser que s’espacer

La foule est parfois si compacte qu’elle ne laisse pas passer la lumière

La foule se fixe des rendez-vous et personne ne manque à l’appel

Aux avant-postes de la foule il y a une mini foule

On ne choisit pas la foule, c’est elle qui nous choisit

Le règne de la foule est dans la grande foulée, tous d’un même pas

La foule a des gestes désordonnés

La foule défile sans bruit (mais tout le monde sait que c’est faux)

Sans boussole la foule perd toujours le nord
mais y trouve une certaine gloire

Le nord oriente le mieux ce paysage froid qui fait défaut

Le nord est une voix lointaine que la foule écoute pour s’orienter

Emporté par la foule qui s’élance, le nord s’apparente à une danse

Le nord est une clé
Le nord est un souvenir
Le nord est une illusion

Sur la carte, le nord désigne l’inatteignable qui est souvent l’inattendu

Ce que la foule n’atteint pas, elle le rêve
Car la foule dort d’un même, d’un seul oeil
De l’autre, elle regarde le nord

Dans l’œil de la foule le nord est déficitaire

L’ennui est la distance qui sépare l’attente du nord de celle du futur
L’ennui est le principal agent d’érosion de la foule qui attend quelque chose du nord sans savoir quoi précisément

Le nord est l’obsession, vous ne le saviez pas ?

Perle Vallens

anthologie de poésie·Embarquement poétique/Jeudi des mots·poésie·vidéo·vidéo-poème·You Tube

Du corps du poète au corps poétique (vidéo-poème)

Mise en voix de deux poèmes parus dans l’anthologie Du corps du poète au corps poétique, celui de Dorothée Coll et le mien. Il a également été publié ce début d’été sur la chaîne youtube de Marilyne Bertoncini qui est à l’origine de l’anthologie. Bonne écoute !