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Promenade géo-littéraire le 7 juin en forêt (Piolenc, Vaucluse)

Je propose une promenade géo-littéraire, composée de moments d’attentions, de lecture, d’écriture et d’échanges, elle aura lieu le dimanche 7 juin de 14h00 à 18h00 à Piolenc (report 14 juin en cas d’intempéries).

Ce que la forêt nous fait, ce que nous faisons à la forêt
promenade littéraire dans le massif d’Uchaux

En juillet 2022, un incendie ravage la partie sud du Massif forestier d’Uchaux sur 26 haà Piolenc (Vaucluse). Depuis, la forêt s’est reconstituée. Nous la traverserons comme un espace vivant, fragile et résilient à la fois. Fragile car les feux de forêt anéantissent des écosystèmes entiers, résilient car nombre d’organismes survivent, se reconstituent, se ressèment.

Cette promenade littéraire est une découverte alternative, sensible, de la forêt du massif d’Uchaux, sur le territoire de Piolenc, pour mieux appréhender toute l’étendue de la biodiversité que nous souhaitons préserver.

Le parcours proposé se compose de cinq étapes pour appréhender la forêt de façons diverses et sous de multiples aspects, en multipliant nos regards, guidés à chaque fois par la lecture de textes.

La forêt en cinq étapes :
Étape 1 – La forêt des contes
Étape 2 & 2 bis  – La forêt, univers multisensoriel
Étape 3  – La forêt en résonance intérieure
Étape 4 – La forêt : tout un écosystème
Étape 5 – La forêt, un espace abîmé

44°11’06.1″N 4°45’31.1″E c’est le point de rendez-vous, le chemin des sables, au croisement du chemin du Muraie, à Piolenc (Vaucluse). C’est ici que nous ferons connaissance avant de renouer avec un écosystème qui a survécu. Nous entrerons ici dans la forêt. Le trajet dessine une boucle dans la forêt et nous en ressortirons par la Montée des Béziers.
NB parking conseillé à l’école de la Rocantine (possibilité de se garer également devant la dernière habitation de la Montée des Béziers).

Informations pratiques
La promenade s’adresse à tout public (à partir de 10 ans), pouvant marcher en forêt sur sentier parfois accidenté, avec faible dénivelé (hormis sur 25/30 m). Prévoir gourde d’eau, cahier et stylo (ou bloc notes du téléphone), un livre-compagnon si vous le souhaitez.
Durée approximative 4 heures – groupe de 10 à 12 personnes – sur réservation (reporté en cas d’intempérie)
Tarifs adulte : 25 euros / étudiant et -26 ans : 15 euros / famille (1 adulte 1 enfant) : 30 euros

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Un autre langage

Reçues en partage, les forêts dansent. Au plus sombre, les arbres surgissent et pensent en nous-mêmes. Ils apparaissent en sons, en mots libre dans nos bouches.
Nous jouons avec les esprits. Nous cachons nos langues dans nos mains. Nous inventons un nouveau langage noué dans l’écorce. Nous y gravons de nouveaux sens versés dans l’eau des pluies. Bientôt ils germeront. Alors.
©Perle Vallens

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Forêt

forêt©Perle Vallens

La forêt est un corps. Un corps nu et rêche, rustique et fort, solide comme la souche première qui le fit forêt.
La forêt est un être autonome et autosuffisant.
La forêt n’a besoin de personne pour vivre.

Tous les animaux restent sur place, drive-in et déjeuner sur le pouce.
La forêt recycle elle-même ses déchets. Toute branche morte tombe, tout animal mort finira par s’enterrer de lui-même.
Tout ce qui grouille et fouille la terre retourne à la terre.

Tous les arbres poussent dans le même sens en se nourrissant de la même chose. De là, du bas, de l’intérieur du sol vient la vie. Et du ciel aussi. C’est pourquoi tous les arbres regardent dans la même direction. Ils attendent l’eau qui étanchera leur soif. C’est pourquoi ils s’étirent et poussent si haut. Il se dit qu’ils dansent avant l’orage, agitant leurs feuillages. C’est la danse de la pluie.
©Perle Vallens

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Retour à l’état sauvage

état sauvage©Perle Vallens

Il est possible d’exiger un droit au retrait d’identité pour un délai indéterminé. Peut-être se disperser un peu, se diluer en transparence de soi. Taire ce que l’on est, tarir les sources du nom et de l’origine.
Eventrer les cages d’escalier, en écarter les barreaux. Se retrancher volontaire au fond des forêts.
Seule persistance d’une trace de vie, un souffle anonyme.
Aucune disparition signalée.
©Perle Vallens

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Bradycardie

bradycardie©Perle Vallens

De ce côté-ci de l’image, il n’y a rien à voir. Quelque chose est caché dans le paysage.
La page se trouble d’une impression immobile, quelque chose de tapi que l’on sent bouger.
Il y a quelque chose que le vent fait glisser à la lisière des nuages.
Il y a quelque chose de couché qui respire dans l’ombre des arbres.
Juste un souffle, qui te prend par surprise. Respirer la lente pulsation de la forêt, au plus secret de l’image. Prendre le pouls lent de la vie.
©Perle Vallens

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Forêt noire

Forêt ©Perle Vallens

Là-bas, la poussière saupoudre chaque densité invisible nourrie au sang des saisons. L’ombre se dépose en présure, en brisure de sel sur le caillé du ciel. La forêt s’est refermée à force d’attendre la lente floraison.
Derrière les volets de feuillage, les bouches errent, lèvres à vide, cherchent des baisers noirs dans les bras des arbres.
©Perle Vallens