Editions Jacques Flament·photo n&b·poésie·vidéo·You Tube

Que jeunesse se passe, premier livre personnel

Ce premier livre est en fait un livre de photographies sur l’enfance empreint de poésie et annoncé hier sur mon autre blog. J’en reprends ici la présentation.

Les choses de l’enfance ne meurent jamais totalement.
Chaque jeu, chaque découverte nous nourrit, nous construit dans
notre vie d’adulte. Nous grandissons avec elle.
Nous passons les épreuves de la vie, nous passons les âges mais
l’enfance nous accompagne, enfouie. C’est un paysage intime qui
s’élabore et se regarde pas strates et qui fait de nous notre propre
archéologue…


Ainsi débute ce petit livre de photographies sur l’enfance, dont le format s’accorde si bien avec la thématique. 130×130 et 64 photos en noir et blanc pour rythmer l’enfance, 64 carrés d’embellie pour la faire rimer avec la joie qui perdure, bien au-delà. Puissent-elles être le conducteur vers vos propres souvenirs, vers votre propre joie.

Le livre est édité aux éditions Jacques Flament et disponible ici. Il peut aussi se commander chez votre libraire.

En voici un aperçu, feuilleté…

Erotisme·photo retouchée·prose

Main. Tentaculaire.

Douce, moelleuse, chaude, fondante. Ouverte à la main qui s’imagine. La main qui imagine de son côté la chair douce, moelleuse, chaude, fondante. La main invente les contours, la mollesse, le soyeux, rehaussés d’un souffle chaud depuis le ventre. La main entend respirer du plat de la paume, voit se gonfler, la main sait les mots prononcés en rêve. La main visite de toute sa puissance inventive, captation d’une source intérieure, d’une douceur qui dissimule un grondement de fauve. La main se glisserait sans crainte de se faire mordre. Un doigt, puis deux. La main entière disparaîtrait en quête de nouveauté, exploratrice du plus profond. Peut-être pour s’y cacher ou s’y mettre à l’abri. Peut-être pour se vêtir de doux, de chaud, s’y enrouler. La main faite liane, longue, s’allongeant pour s’enfoncer.
La main en allées et venues, sur et sous la peau, entre les chairs, entremêlées, entre l’humidité et l’abîme, le moyen d’y pénétrer et de s’en extraire. La main tentaculaire gesticule, se colle, ventouse, dévale, dévide ses doigts. Une bestiole dans une bestiole. Hallucinées.
©Perle Vallens

photo couleur·poésie

motif favori

motif favori
le vent nous dit de nous abaisser
pour mieux voir d’en bas
les bras devenus buissons
devenus lambeaux durs
devenus tentatives de naufrage
une brutalité d’ouverture pour embrasser le ciel
une perspective de plus dans le ruissellement
motif à repeindre aux couleurs qui ne mènent nulle part
motif à préférer la lumière d’orage
à friser la mélancolie
à rafler toutes les mises
finalement
motif à refleurir
©Perle Vallens