Actualité·lecture

Nuit de la lecture érotique


nuit lecture érotique Marseille

Samedi 20 janvier, de 18h30 à 2h, aura lieu la Nuit de la lecture érotique à Marseille à La Bo[a]te près du Vieux Port. Plusieurs invités animeront le début de soirée, notamment Pascal Hella auteur de « Ta maîtresse, humblement », nouvelle lauréate du Prix de la Nouvelle Érotique 2017 organisé par les Avocats du Diable, également titre du recueil de nouvelles édité par le Diable Vauvert. En seconde partie de soirée, lecture par des auteurs, poètes, slameurs… venus lire leurs textes courts. J’y lirai notamment un poème érotique.
PLus d’information sur la page Facebook de l’événement.

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Les mystères de Boulogne #8

Qu’attend Marguerite, Edouard, Eugène, Louise, Elizabeth, Arthur… et les autres dans ce dernier opus ? Mai 1889, lancement des célébrations du centenaire de la Révolution par Sadi Carnot, inauguration de l’Exposition universelle, l’histoire se dénoue.
A lire sur le site B-sensory.

mysteres-de-boulogne volet8

Voici un extrait du volet 8 des mystères de Boulogne :

« 1885 signa la fin d’Edouard Louandre, Marguerite avait vu juste. Rien ne pouvait tromper l’instinct d’une femme amoureuse. C’était comme un sixième sens, un pouvoir de voyance ressenti aux tréfonds de l’âme et jusque dans la moindre parcelle de chair et de peau. Cela battait aux tempes et crevait le ventre à trois années d’intervalle. L’amour abolit le temps, disent les poètes. Marguerite avait tressailli et le malaise ne semblait avoir d’autre origine que son aimé qui se vidait de son sang, dans un autre espace. C’était comme une scène à rideaux tirés, le parquet imbibé, un homme à terre, gémissant, éructant. Toutefois, elle n’était pas au théâtre, ce qu’elle voyait en double vue était réel, ailleurs, mais se produisait bel et bien. Le plancher de bois était en réalité une ruelle sombre, faiblement éclairée par un unique lampadaire qui dessinait un halo vacillant avant de s’éteindre dans les caniveaux. C’est là que la tête reposait, ensanglantée. Edouard crachait ses propres fluides, il venait d’être poignardé. Il souffrait, râlait, s’étouffait dans ses glaires. L’agonie du jeune homme fut de courte durée. Loin de toute conscience humaine, il expira sans un mot. Elle se demanda alors si sa dernière pensée avait été pour elle, qui ne pouvait détacher son esprit du sien. Le soir même du jour où elle fit ce malaise, où elle ressentit de façon si tangible la mort de son fiancé, elle fut prise d’un sommeil trouble entrecoupé d’insomnies et de cauchemars tenaces. (…) »

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Les mystères de Boulogne, volet 7

Avant dernier de la série steampunk érotique, Les mystères de Boulogne, l’épisode 7 est paru aux éditions B-Sensory et met en scène la journaliste-aventurière Nellie Bly qui se façon totalement imaginaire, rencontre Nikola Tesla juste avant l’inauguration de l’Exposition universelle de 1889 à Paris. L’histoire se poursuit également pour les autres personnages, Edouard Louandre en 1885 et Marguerite Fournier en 1888.

mysteres-de-boulogne 7
En voici un extrait :
« La jeune femme indécise était tentée d’en savoir davantage mais elle dut se rendre à l’évidence : Nikola Tesla ne dirait rien de plus sur la façon dont il avait voyagé depuis New-York. En revanche, elle s’intéressa de plus près à la situation politique et aux mouvements anarchistes. Elle soutenait les élans féministes, bien sûr, ainsi que les volontés libertaires. L’on prônait en outre la liberté sexuelle outre-Atlantique. La contraception faisait des progrès plus évidents que sur le vieux continent. Il lui avait été difficile de parler avec des hommes et des femmes depuis qu’elle était à Paris des fameuses « capotes anglaises », que l’on trouvait pourtant sous le manteau. Elle en avait acheté elle-même mais l’hypocrisie semblait être davantage de mise à Paris qu’à New-York. À moins, sans doute, de fréquenter certains quartiers… C’est dans l’un de ceux-là qu’elle avait croisé un dénommé Bébert, cicérone* de son état, entre autres multiples petits métiers qu’il exerçait en dilettante. Il connaissait bien les endroits dévergondés, les cabarets à la mode et il guidait, moyennant une somme modique, les amateurs d’émotions fortes dans ces lieux de débauche. La jeune femme lui avait promis un reportage dans un journal new-yorkais, laissant entendre qu’une clientèle fortunée accourrait bientôt les poches pleines d’argent. « 

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Les mystères de Boulogne #volet 6

mysteres-de-boulogne 6

Voici le 6ème volet des Mystères de Boulogne, rebondissements sanglants en 1888, splendeurs et décadence en 1885, intrigues et complots en 1889… Le tout saupoudré d’éros teinté de fantasmagories et d’un zeste de soumission masculine, pour les amateurs du genre… C’est chez B.Sensory bien sûr !

« Le mariage de Louise et d’Anasztaz, son « prince » hongrois, s’organisa rapidement, même s’il fallut deux mois intensifs aux ateliers de couture Worth pour confectionner, dans les temps, la robe d’un jour. Elle était en satin duchesse ivoire, ornée de dentelles et de rubans ; le haut corseté surmontait un jupon orné d’une tournure étourdissante. Une pure merveille ! Marguerite en était presque jalouse, d’autant qu’elle n’avait pas les moyens de s’offrir un tel luxe. Et que son fiancé avait disparu… La jeune femme fut témoin de la cérémonie aux côtés d’un grand échalas taciturne, un autrichien nommé Bahr, ami d’Anasztaz. Front bas et dégarni, œil d’aigle et bec d’oiseau, des mains comme des serres, il se tenait légèrement voûté à côté du futur marié. Louise rayonnait à faire pâlir les vitraux de l’église, à faire damner les Saints sculptés dans le marbre. En génuflexion, elle avait l’air d’un ange, d’une communiante un peu trop richement parée. Elle faisait ainsi illusion, quoi de plus naturel auprès de son mage ! Mais certains savaient bien quelle coquine se dissimulait sous l’étoffe virginale. Juillet fut un mois propice à la gaieté et au farniente, hissés par Louise au rang d’art de vivre. Le voyage de noces était prévu en Tasmanie, Anasztaz avait tout organisé et curieusement, avant même leur rencontre, mais la jeune mariée était bien trop éprise pour y voir une quelconque bizarrerie. (…) »

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La femme chocolat, nouvelle lauréate de B-Sensory/Paradise Boutik

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« L’appel à textes organisé avec la complicité de Paradise Boutik s’est achevé ce lundi 30 octobre par la victoire sans partage de la nouvelle « la femme chocolat » de Perle Vallens. Parmi les nombreuses nouvelles reçues, au total 6  textes ont été choisis pour être publiés aux Editions B.Sensory, vous pouvez dès à présent les retrouver dans la sélection : Paradise Boutik.

Dans sa nouvelle, Perle Vallens nous sert sur un plateau le délicat parallèle entre la cuisine et une histoire d’amour, sensuelle, charnelle, passionnée au sein de la brigade de la cuisine d’un grand restaurant.

Cette nouvelle est à déguster gratuitement et sans modération pendant 1 semaine dans l’application B.Sensory ! »

Cette narration « messy », mêlant plaisirs de la chère et de la chair, se déroule entre une jeune apprentie, commis de cuisine et le second, qui la prend sous son aile, et plus puisqu’affinités…

 

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Les mystères de Boulogne, volet 5

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Dans ce cinquième volet des mystères de Boulogne édité chez B-Sensory, la « chaise à voyager » envoie deux protagonistes, Edouard Louandre et Nikola Tesla, à deux périodes différentes, dans Paris. Le premier y fête les funérailles de Victor Hugo à sa façon et le génie serbe retrouve son vieil ami Eugène Fourny, le père de Marguerite, à la veille de l’Exposition Universelle. Un complot anarchiste à déjouer ?
Entre bas-fonds et brillance, Paris sera toujours… Paris !

 » Le scientifique haussa les épaules en se détournant. La maison Fourny commençait à trouver l’homme pénible, en dépit de son génie et de sa vivacité d’esprit. La missive codée avait été acheminée aussitôt et Gaston Barbe l’avait fait déchiffrer par le jeune Fréhel. Ce garçon était décidément très doué. Eugène Fourny y dévoilait les identités de certains personnages, peut-être bien ceux qu’Edouard Louandre avait surpris. Il demandait une surveillance rapprochée. C’était là un élément auquel personne n’avait vraiment songé : le chimiste était en mesure de savoir précisément ce qui se produirait entre la date actuelle et mai 1889, mais il avait, en transmettant ce message, le privilège de modifier les événements à venir ! Les esprits s’échauffaient, les perspectives économiques et politiques étaient énormes, et leur implication allait modifier l’avenir ! Cette révélation fit l’effet d’une bombe et l’effervescence gagna tous les membres de l’organisation. Il était proprement incroyable que personne n’y ait pensé avant. Arthur Bertaud en avait, lui, conscience depuis longtemps et craignait désormais que cette évidence n’ait des conséquences fâcheuses. Qui sait quelles utilisations la « chaise à voyager » pouvaient susciter ? Et quelles en seraient les motivations, hautes idées ou basses pensées, pécuniairement ou égoïstement intéressées ? Il regrettait bien que Gaston Barbe ait partagé avec tous cette fulgurance. De fait, Edouard Louandre entrevoyait d’infinies possibilités,… »

La suite est à lire sur B-Sensory.

Actualité·Erotisme·poésie

Les bijoux – Charles Baudelaire

Il est mort il y a 150 ans. Rendons hommage au poète… avec un poème que j’adore, les Bijoux, illustré idéalement par une photo de Marc Lagrange.
Marc Lagrange

La très-chère était nue, et, connaissant mon coeur,
Elle n’avait gardé que ses bijoux sonores,
Dont le riche attirail lui donnait l’air vainqueur
Qu’ont dans leurs jours heureux les esclaves des Maures.

Quand il jette en dansant son bruit vif et moqueur,
Ce monde rayonnant de métal et de pierre
Me ravit en extase, et j’aime à la fureur
Les choses où le son se mêle à la lumière.

Elle était donc couchée et se laissait aimer,
Et du haut du divan elle souriait d’aise
A mon amour profond et doux comme la mer,
Qui vers elle montait comme vers sa falaise.

Les yeux fixés sur moi, comme un tigre dompté,
D’un air vague et rêveur elle essayait des poses,
Et la candeur unie à la lubricité
Donnait un charme neuf à ses métamorphoses ;

Et son bras et sa jambe, et sa cuisse et ses reins,
Polis comme de l’huile, onduleux comme un cygne,
Passaient devant mes yeux clairvoyants et sereins ;
Et son ventre et ses seins, ces grappes de ma vigne,

S’avançaient, plus câlins que les Anges du mal,
Pour troubler le repos où mon âme était mise,
Et pour la déranger du rocher de cristal
Où, calme et solitaire, elle s’était assise.

Je croyais voir unis par un nouveau dessin
Les hanches de l’Antiope au buste d’un imberbe,
Tant sa taille faisait ressortir son bassin.
Sur ce teint fauve et brun, le fard était superbe !

Et la lampe s’étant résignée à mourir,
Comme le foyer seul illuminait la chambre,
Chaque fois qu’il poussait un flamboyant soupir,
Il inondait de sang cette peau couleur d’ambre !

Actualité·anthologie de poésie·Editions des Embruns·Erotisme·poésie

Corps Naufragé dans « Naufrages et épaves »

Naufrages et épaves est un ouvrage collectif d’une toute nouvelle maison d’édition, les Editions des Embruns, créée par Jean-Baptiste Seigneuric. Y participent une trentaine d’auteurs et illustrateurs, poésie classique ou contemporaine, nouvelles, contes, diverses narrations oniriques classées par thématiques.
L’océan, les tempêtes, les créatures marines… Tels sont les ancrages du livre et plus généralement des Editions des Embruns.

naufrages et épaves

Je suis heureuse d’y signer Corps naufragé, un poème érotique, classique versification en hommage aux grands poètes du XIXème siècle, dont voici le début :

Je m’abreuve à l’océan sombre de ses yeux,
Je bois à vif l’écume fraîche de sa bouche
Sirène allongée à l’ombre de ses cieux
Et bercée encore par sa main qui me touche (…)

Corps naufragé PV