B-Sensory a regroupé 10 nouvelles de sa plateforme en recueilsur le thème des fantasmes de femme : « des relations fusionnelles, sauvages, sensuelles. Dix histoires de femmes parties à la conquête des plaisirs charnels sans tabou. Des nouvelles érotiques, fortes, passionnées, sensibles, qui explorent les diverses formes de plaisir…Stéphanie Eden, Julie-Anne de Sée, Sara Agnès L., Norah Jolly, Perle Vallens, Jean Darmen, Trinity Words, Marie Loverraz, C. Biel et Blanche de Saint-Cyr vous ouvrent la voie vers des moments de jouissance inédits ! »
Vous y retrouverez donc notamment « Seconde chance ». A lire sur amazon, google play, fnac… Votre liseuse est : une Kindle : retrouvez le recueil en cliquant ICI une Kobo : retrouvez le recueil en cliquant ICI une Cybook Muse ou Cybook Ocean ou Bookeen Saga : retrouvez le recueil en cliquant ICI La version connectée des nouvelles de ce recueil est disponible sur le site internet de B-Sensory à lire dans l’application pour les amoureuses du Little Bird.
Ma tête entre dans ma poitrine, j’arrondis mes épaules vers l’intérieur, je me recroqueville pour ne laisser apparaître qu’une forme imprécise, floue. Je ne suis plus qu’un dos au bout duquel un index touche un sexe. Mon doigt frotte mécaniquement, très lentement. La caresse doit rester invisible, le mouvement ralenti, imperceptible. Ma petite frayeur, ma petite lâcheté.
Un sms commande de me redresser. Je me plaque alors contre un mur, la poitrine écrasée, le sac à terre. Je pose ma joue sur la froidure de la surface, privauté de béton qui effleure mon pubis. Je presse mon corps sur la paroi, je me laisse envahir par ce contact glacé mais qui finit par m’exciter justement par ce contraste qui me fait oublier où je suis. Du moins qui me donne l’illusion d’oublier.
Le polissage en bas a viré à une friction plus énergique. Je doute que personne ne se rende compte de ce qui se passe en dépit de mes efforts. Les doigts s’égarent plus loin. Il me semble que j’ai écarté les jambes malgré moi. Baiser un mur. La fulgurance de cette pensée qui me traverse me hante maintenant. J’imagine un glory hole, un défilé de queues ou une exposition de godemichés d’âges et d’horizons divers, des pièces de musée justement ! Je divague. Mon esprit m’emporte plus loin, c’est le bâtiment entier, vivant, qui coïte, l’air envahi d’odeurs sui generis, fluides divers qui perlent à la surface, texture chaude et douce comme la peau, ciment qui palpe, tableaux animés dont les personnages copulent puis sortent de la toile pour me toucher, me lécher. Le musée vire à l’orgie dans mon fantasme construit de toute pièce dans l’instant. Je suis sur le point de jouir, debout, calée contre cette couche lisse où je suis allongée à la verticale. L’orgasme me vient, brutal, puis j’ôte mes mains et me rajuste immédiatement, comme si de rien n’était.
Après avoir découvert les photos très contrastées, en noir et blanc, du photographe Philippe Périé, lors de l’exposition Eros qui s’est déroulé au printemps dernier à Montélimar, est née l’idée d’une collaboration artistique, d’une mise en texte de ses photos. Pour découvrir la palette multiple de ses talents, vous pouvez vous promener sur son site.
Voici le premier croisement, la première naissance entre nous deux. Une « Métamorphose« …
La masculinité, qu’est-ce que c’est ? Revue Méninge s’est posé la question avec plusieurs auteurs. Un embryon de réponse en poésie me concernant dans Homo Virilis. A retrouver ici, en lecture libre, avec d’autres textes, dont xyque j’ai bien aimé et un texte sans titre de Marc Guimo, entre autres…
La Revue Métèque #5 « France », renaît à l’initiative de son créateur Jean-François Dalle, y est à lire le poème « Résiliée » d’une République putassière. Vous pouvez trouver icicette revue littéraire thématique, co-signée par 35 auteurs.