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Trois sons du corps

Premier son peut-être indécelable pour l’une des deux oreilles peut-être la traversée de l’os comme un gémissement sourd une griffure dans la jointure

Deuxième son amplifié dans la pliure du genou un craquement la course des nerfs leur galop en surface quelque chose flotte à l’intérieur qui prend feu

Troisième son la plainte gravit la pente jusqu’au crâne le choc s’entend loin au cœur centaines de bêtes à l’œuvre la plaie vive brûlante tout le corps irradié
Perle Vallens

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Nuits de la lecture : j’ai peur

Les nuits de la lecture ont lieu cette année du 19 au 21 janvier 2023, sur le thème de la peur. A cette occasion, j’ai créé un nouveau vidéo-poème, également disponible en écoute seule sur soundcloud.
Il s’intitule « j’ai peur ». Et vous, de quoi avez-vous peur ?

De nombreux événements se déroulent autour de chez vous, tous recensés sur le site dédié. Une occasion de découvrir ou redécouvrir des auteurs célèbres ou d’autres, moins connus.

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Ciné-poème 2 : saveur de combustible

Ce deuxième ciné-poème intitulé saveur de combustible est basé sur deux extraits de Ex machina d’Alex Garland. Bon visionnage et n’hésitez pas à vous abonner à la chaîne youtube !
Rendez-vous la semaine prochaine, le troisième ciné-poème sera un clin d’oeil à Audrey Hepburn. Nous naviguerons ainsi dans tous les genres et toutes les périodes cinématographiques.

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L’oeil bande, ciné-poème

J’ouvre un nouveau cycle de vidéo-poèmes, les ciné-poèmes, nés de mon amour pour le cinéma et la poésie. Ils combinent un extrait de film et un poème qu’il a inspiré, plus ou moins imagé ou abstrait, plus ou moins éloigné de l’extrait proposé.
Pour ce premier épisode, j’ai choisi le début du film Persona d’Ingmar Bergman. Le ciné-poème d’intitule l’oeil bande.

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Lumière

lueurs saillantes de la lumière
séquencées selon le point du jour
ne faiblissent pas
se renforcent dans chaque puits où
le souffle est surenchère
se sont caillassées jadis de rivières
rougies – marées de coquelicots
(à quatre pattes pour les cueillir)
lueurs animales sans défense
se fortifient d’air tendre à l’heure du blé
crépiteront bientôt de paillettes de givre
rase dérivée vers un autre axe
embrasseront une terre dure et pierreuse
hier la lumière lévitait aujourd’hui trône
bien assise son bras levé vers demain
silencieuse elle impose
ses éclipses – sa respiration
terrifie quand elle brille
par son absence
aux arbres ramassera leurs ombres tombées
en tension de feu ses fumigènes
la lumière se décalque
s’écoule goutte à goutte
son filtre de forêt piqué d’aube
elle signe chaque clignement sur des troncs éclatés
d’un tatouage à vif – sa vision des choses
je la rêve d’un seul œil
évadé de son enclos noir de nuit
je la bois avant la brûlure de plein été
l’autre reste muet et flou
pour mieux accueillir la chaleur
quelques degrés supplémentaires
l’inclinaison dans l’angle droit de la paupière
Perle Vallens